Migration: un accord au bout de la nuit au sommet européen

Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, réunis à Bruxelles, ont approuvé vendredi vers 04H30 du matin des conclusions sur la migration, a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, sur Twitter. En début de soirée, l'Italie avait refusé d'approuver des conclusions sur les sujets de la défense et du commerce débattus l'après-midi dans l'attente de voir si elle obtiendrait satisfaction quant à ses exigences sur le dossier migratoire.

Après 9 heures de discussions, les Européens ont une ébauche de solution pour éviter une grave crise politique sur la question migratoire. Et pourtant, ça avait mal commencé. Hier soir, avant même l'entame des débats sur la migration, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte avait tenté un coup de force. Pas question d'adopter les conclusions du sommet sur la défense et le commerce sans obtenir des avancées sur la question migratoire. La réponse européenne est tombée au milieu de la nuit,

Des centres fermés européens dans les pays de première ligne

Les 28 ont évité un échec qui aurait pu être fatale à l'Union, grâce à une proposition franco... italienne. La solution serait la mise en place de centres fermés européens dans les pays de première ligne.

L'Italie, mais aussi la Grèce et l'Espagne, acceptent de prendre leurs responsabilités: comme le prévoit les règles européennes, ils devront enregistrer, identifier tous les migrants, traiter leurs dossiers. En contre-partie, les autres Européens s'engagent à être plus solidaires.

Ces centres fermés seront financés par l'Union, ils bénéficieront d'un appui matériel, de personnel européen. Les candidats réfugiés seront répartis dans les autres Etats-membres. Mais pas question de répartition obligatoire, pour ne pas braquer des pays comme la Hongrie ou la Pologne. La solidarité pourra aussi être financière.

Renforcer la politique de retour des migrants économiques

Mais ce n'est pas tout. Les 28 devront aussi renforcer leur politique de retour des migrants économiques. Pour ça, ils devront passer des accords avec des pays tiers. Bref, cette nuit, les Européens se sont juste accordés sur de grandes orientations politiques. Beaucoup reste à faire avant que ces centres ne soient opérationnels. Sans oublier, qu'il ne s'agit là que d'une pièce de l'architecture migratoire européenne. C'est une étape sur un parcours d'obstacles à l'issue encore très incertaine.

Le sommet européen jour deux...

Au menu de ce vendredi, le Brexit et la réforme de la zone euro. Deux dossiers qui vont être rapidement abordés. Parce qu'il n'y a pas grand chose à dire. Les négociations avec les Britanniques patinent tout comme les projets de renforcement de la monnaie unique.

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