Les jeunes européens qui partent en Syrie inquiètent les 27

Les 27 n'en sont qu'au stade de l'analyse mais le phénomène des jeunes ressortissants européens qui vont combattre en Syrie auprès de groupes djihadistes, les inquiètent. 

Ils s'inquiètent de leur radicalisation et de leur retour au pays où ils pourraient devenir un danger pour la société. Une inquiétude amplifiée par l'assassinat du jeune soldat britannique à Londres.

Le phénomène est passé à la loupe du coordinateur de la lutte du terrorisme européen, Gilles De Kerkhove qui propose des pistes d'actions, l'utilisation des réseaux sociaux pour toucher ces jeunes, une meilleure coordination entre États membres, une collaboration avec des pays comme la Turquie, où de nombreux jeunes combattants passent pour aller en Syrie.

La Belgique, à la pointe sur le sujet

La Belgique est en pointe sur ce dossier, elle a déjà réuni un groupe de travail. La ministre Joëlle Milquet plaide pour la mise sur pied d'une vaste équipe européenne qui planche sur Internet. Elle propose également d'avoir aussi un service au niveau européen qui fait des contre-discours sur Internet, qui puisse justement réagir sur les réseaux sociaux, etc.

"Il ne faut pas laisser uniquement les discours les plus radicaux s'entendre mais dire aussi autre chose, avec évidemment des gens qui connaissent la problématique, dans les langues adaptées. Les États-Unis le font, je pense qu'on doit le faire au niveau européen", a déclaré la ministre de l'intérieur.

On évalue le nombre de jeunes combattants européens partis en Syrie, entre 500 et 700, parmi eux, des dizaines de Belges.

Afica Gordillo et Radia Sadani

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