Les Italiens ont dit "non" à tout, S. Berlusconi perd encore

Silvio Berlusconi
Silvio Berlusconi - © ANGELO CORNI (EPA)

Les Italiens ont dit "non" aux questions défendues par la majorité de centre-droit : pas de retour à l'atome, pas de privatisation de l'eau et pas question d'une forme d'immunité pour le chef du gouvernement.

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, n'en finit pas de rater ses rendez-vous. Après celui des élections municipales, il y a quinze jours, voici celui du référendum.

Les Italiens ont cessé de noter les rendez-vous du Cavaliere. Il leur avait demandé de profiter d'un beau week-end à la mer, lui-même est parti en Sardaigne.

Mais les Italiens, eux, sont allés se prononcer sur les référendums proposés, une participation de 57%, très forte. Il fallait 50% plus une voix. Cela fait 16 ans que le quorum est atteint.

Les Italiens ont donc dit "non" au possible retour du nucléaire, abandonné après un autre référendum en 1987. Pas question de construire des centrales, il faudra plancher sur de nouvelles stratégies énergétiques.

Les Italiens ont dit "non" à la privatisation de la distribution de l'eau. Et les Italiens ont dit "non" à la loi d'empêchement légitime, une loi qui permettait au Premier ministre Silvio Berlusconi de ne pas se présenter en justice en raison d'obligations, disons, professionnelles. Or trois procès sont instruits contre lui..

Pour l'ancien juge Antonio di Pietro, les Italiens ont établi le principe sacro saint selon lequel la loi est égale pour tous.

Silvio Berlusconi a réagi laconiquement. Il reconnaît sa défaite. Point.

   

Michel Lagase

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