Les Hongrois à nouveau dans la rue contre le gouvernement Orbán 

Après la trêve des confiseurs, les Hongrois redescendent dans la rue pour protester contre le gouvernement Orbán et la loi sur les heures supplémentaires. Ils étaient à nouveau plusieurs milliers à Budapest pour dire non à cette réforme controversée du code du travail. Une loi très néolibérale qu'ils surnomment loi esclavagiste, parce qu'elle permettra aux entreprises d'imposer aux travailleurs plus d'heures supplémentaires. Jusqu'à 400 heures par an. 

Et la comptabilisation de ces heures sera faite sur 3 ans au lieu d'un, une flexibilité qui reportera encore le paiement de ces heures supplémentaires.

Cette réforme que l'on dit taillée sur mesure pour les industriels de l'automobile touche les Hongrois. Et c'est pour cela que depuis que cette loi a été votée mi-décembre, les Hongrois manifestent contre leur gouvernement. Cette loi a déclenché quelque chose.

Samedi communiste

Augmenter les heures de travail, cela fait penser au samedi communiste. Dans les années 50, les travailleurs offraient ainsi une journée à l'Etat. 400 heures, c'est l'équivalent d'une journée de travail en plus chaque semaine.

Mais ce samedi c'est aussi contre la politique autoritaire de Viktor Orbán et sa mainmise sur les médias et la justice que défilaient les Hongrois.  

Et pour une fois c'était à l'appel des syndicats, d'ordinaire peu actifs en Hongrie, et avec tous les partis d'opposition, unis, de la gauche à l'extrême droite, en passant par les verts.

Les syndicats font monter la pression et pourraient appeler à présent à la grève générale dans tout le pays si le gouvernement ne revient pas sur la loi travail. Une nouvelle manifestation nationale est prévue le 19 janvier.

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