Les habitants d'Idlib fabriquent des masques à gaz artisanaux

Depuis plusieurs jours, certains habitants d'Iblib apparaissent sur la toile le visage couvert de gobelets en carton et de sacs en plastique. Il s'agit en réalité des masques à gaz artisanaux, fabriqués par les citoyens du dernier bastion aux mains des rebelles syriens, par peur de subir une nouvelle attaque chimique.

Gobelets, sacs plastiques, charbon et coton

Dans les hôpitaux, on prépare les pires scénarios. Le directeur adjoint de l'Autorité de la santé de la province, interrogé par l'AFP, s'est inquiété de pénuries de médicaments et de produits anesthésiants. Il a aussi évoqué le manque de masques et de médicaments destinés aux patients en cas d'attaque chimique.

Dans les foyers aussi, alors que des centaines de personnes ont fuit la ville par peur d'une nouvelle offensive, ceux qui restent sur place se préparent de leur mieux afin d'être prêts en cas d'attaque chimique sur leur territoire.

Mais la région est dépouillée, les citoyens utilisent donc des techniques rudimentaires et peu coûteuse. Certains confectionnent des masques à gaz grâce à des gobelets en carton, remplis de coton et de charbon, le tout enveloppé d'un sac en plastique.

La crainte de nouveaux bombardements

En avril 2018, c'est la ville de Douma a été la cible d'une attaque chimique. Les autorité occidentales avaient attribué cette violente offensive au régime de Bachar Al-Assad, soutenu par la Russie.

Suite à cette nouvelle offensive, une enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait été mise en place. Les conclusions ont exclu la présence de gaz sarin, sans pour autant se prononcer sur l'utilisation de chlore.

Dans la province d'Idlib, ces bombardements qui ont fait 40 victimes hantent encore les esprits. Certains des quelques 3 millions d'habitants de la zone se préparent au pire et redoutent une nouvelle attaque sur leur territoire.

 

 

 

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