Les "Gilets jaunes" à Paris: 205 interpellations, 92 blessés dont 14 policiers

Le troisième week-end consécutif de mobilisation des gilets jaunes s'est ouvert ce samedi dans la capitale française, donnant lieu à de violents heurts entre des manifestants et les forces de l'ordre. Après de premières échauffourées près des Champs-Elysées, la mobilisation des "gilets jaunes" a donné lieu à une explosion de violence samedi après-midi dans plusieurs quartiers de Paris, en proie aux dégradations et à des scènes de chaos.

 Vers 17h, le bilan officiel était d'ores et déjà bien plus lourd que lors de la précédente mobilisation parisienne du 24 novembre: 92 blessés étaient recensés, dont 14 parmi les forces de l'ordre. Une voiture de police a par ailleurs été incendiée. Un peu avant 19h, 224 personnes avaient été interpellées à Paris.

 Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre et de secours prises à partie: du quartier de l'Opéra à la prestigieuse avenue Foch en passant par la rue de Rivoli, les scènes de guérilla urbaine se sont répétées dans plusieurs quartiers huppés de la capitale.

Le Premier ministre français Édouard Philippe a dénoncé des scènes d'une "violence rarement atteinte". "Très tôt ce matin, des individus équipés et déterminés (...) ont fait preuve d'une grande violence. Les forces de l'ordre ont fait l'objet d'attaques qu'elles ont qualifiées elles-mêmes d'une violence rarement atteinte", a déclaré le chef de gouvernement Edouard Philippe depuis la préfecture de police de Paris, faisant état de "5.500 manifestants" sur les Champs-Elysées. Selon un bilan du ministère de l'Intérieur, aux alentours de 15h 75.000 manifestants étaient recensés sur tout le territoire français.

Le secteur cadenassé

Depuis tôt ce matin, les Champs Elysées sont interdits à la circulation et le secteur est cadenassé pour la journée par environ 5000 policiers déployés sur la zone. Toutes les personnes désirant se rendre sur la célèbre artère parisienne doivent se plier à une fouille en règle.

En fin de matinée, les échauffourées se concentraient au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène. Les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau contre les manifestants, pour certains encagoulés et masqués. Plusieurs d'entre eux ont lancé des pavés sur des camions de gendarmes mobiles avenue de la Grande armée, où presque tous les commerces sont fermés.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK