Les Français de Bruxelles mobilisés pour l'élection présidentielle: "S'il y a un Frexit, ce sera l'enfer"

Près de 30 000 français sont attendus aux bureaux de vote à Heysel
Près de 30 000 français sont attendus aux bureaux de vote à Heysel - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

"A l'ouverture, la file d'attente allait jusqu'au bout de la rue" confie un agent de la sécurité au bureau de vote à Bruxelles. Le Palais des expositions accueille dimanche 23 avril, de 8h à 19h et dans 31 bureaux, les Français établis en Belgique participant au scrutin du premier tour de l'élection présidentielle française. "De 8h jusqu'à maintenant, il y a eu un flot ininterrompu de personnes venues voter. On attend environ 30 000 personnes aujourd'hui" explique un policier.

L'avenir de l'Europe au cœur des préoccupations

"S'il y a un Frexit, ça sera l'enfer". Pour Marie-Cécile, 40 ans et travaillant à la Commission européenne, l'enjeu du vote est énorme : "C'est un scrutin capital dont les conséquences pourraient être catastrophiques. Certains candidats me font vraiment peur, je pense notamment à Marine Le Pen qui aspire à sortir de l'Union européenne."

Pierrette a 36 ans et espère que la "France restera dans le projet européen".

"Plus que d'habitude, voter est un devoir. Il y a un réel péril pour les valeurs humanistes, un risque extrémiste notamment à travers les programmes de candidats comme Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon", confie Guillaume, 44 ans et travaillant à la Commission européenne.

Pour Franck, 39 ans, les positions eurosceptiques de certains candidats constituent un réel danger pour les Français de l'étranger qui doivent se mobiliser. "Marine Le Pen et François Fillon au second tour, c'est la catastrophe, je change de nationalité".

"C'est la première fois que je vote en 25 ans. Pourquoi ? Car il n'y a jamais eu un tel risque de voir un retour au fascisme. Je veux faire barrage à Marine Le Pen, à cette montée du populisme en France", explique Tim, 25 ans.

Sébastian vit à Bruxelles et a étudié dans une école européenne, il s'oppose à l'euroscepticisme que défend Marine Le Pen.

"J'ai 11 ans mais je suis une enfant de la politique ! Je crois vraiment en l'Europe. La France y joue un rôle majeur, il ne faut pas qu'on l'a quitte. Si seulement je pouvais déjà voter!" s'enthousiasme Perrine.

 

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