Les Européens en sommet à Bruxelles. Au menu: immigration et espionnage

Le problème c'est que ces deux sujets sont extrêmement délicats. Sur l'immigration, sans surprise, ce sont les pays du sud qui veulent à tout prix discuter de ce dossier. Eux n'en démordent pas : ces arrivées de migrants, ces dizaines de morts, c'est bien une question européenne.

Les pays du nord veulent bien fournir des moyens pour surveiller davantage les côtes méditerranéennes. Mais au-delà de ce court terme, les solutions manquent. Alors ici, les 28 devraient accepter le principe d'opérations conjointes de surveillance des frontières, renvoyer les détails à un groupe de travail qui fera rapport en décembre et promettre qu'au sommet de juin, ils se pencheront sur le fond du dossier.

Sur l'espionnage, même malaise : tous s'agacent de découvrir qu'ils sont l'objet d'écoutes mais que faire? Un texte de loi européen est en cours de discussion avec davantage de protection pour les citoyens. Mais plus de protection de la vie privée signifie pour certains pays plus de travail pour les entreprises, le texte est donc bloqué. Au parlement, certains plaident pour la suspension d'accords avec les Etats-Unis, les accords qui touchent aux données personnelles, comme l'échange de données sur les transferts d'argent par exemple. Mais il n'y a pas d'unanimité sur ce point. Pas plus qu'il n'y en a sur la possibilité de suspendre les négociations de libre-échange.

Anne Blanpain

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