Les eurodéputés veulent renforcer la protection des lanceurs d'alerte

Ces hommes et ces femmes sont à l'origine des Panama papers, des Luxleaks ou encore des Monsanto papers. Les lanceurs d'alerte prennent des risques considérables pour révéler les agissements de certaines entreprises ou Etat. Le Parlement européen a présenté cette semaine une résolution invitant la Commission européenne à augmenter leur protection.

Des lanceurs d'alerte chassés par la justice

Le texte a été adopté avec une large majorité de 399 députés. Les eurodéputés ont toutefois longuement débattu débats avec une bataille d'amendements à la clé. Finalement, ils demandent qu'on garantisse l'anonymat et une protection juridique aux lanceurs d'alerte. Les parlementaires se basent sur des cas comme celui d'Antoine Deltour. Ce jeune français est à l'origine des fuites qui ont permis de mettre à jour les petits arrangements entre l'administration fiscale luxembourgeoise et plusieurs entreprises multinationales. Ces révélations ont permis de faire avancer la transparence fiscale en Europe. Une avancée pour laquelle le lanceur d'alerte a dû payer le pris fort. En mars 2017, il était condamné à 6 mois de prison avec sursis et 1500 euros d'amende par la justice luxembourgeoise pour avoir divulgué des milliers de documents fiscaux confidentiels.

Tout est dans les mains de la Commission 

En 2013, le Parlement européen avait déjà appelé la Commission européenne à prendre des mesures pour protéger les lanceurs d'alerte. A l'époque, l'exécutif européen avait fait la sourde oreille. Aujourd'hui, les choses ont changé. Jean-Claude Juncker est un peu plus volontariste que son prédécesseur, José Manuel Barroso. Et, surtout, il y a eu ces scandales à répétition sur l'ampleur de l'évasion fiscale qui ont sensibilisés l'opinion publique. Le président de la Commission a promis des mesures concrètes dans les six prochains mois.

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