Les eurodéputés se penchent sur le glyphosate et les Monsanto Papers

Les eurodéputés ont discuté mercredi matin de la dangerosité potentielle du glyphosate, la substance active de nombreux pesticides dont le célèbre Roundup, et des efforts du géant américain de la chimie Monsanto, qui commercialise le Roundup, pour décrédibiliser les études scientifiques pointant le caractère cancérigène du glyphosate. Le débat s'est déroulé en l'absence de représentants de Monsanto, qui ont décliné l'invitation du Parlement européen.

Le sujet était discuté par les commissions de l'Environnement et de l'Agriculture, après que des documents internes à Monsanto, ayant fuité dans la presse, ont révélé les méthodes de l'entreprise pour mettre en doute les études concluant à la dangerosité du glyphosate, et notamment à son caractère potentiellement cancérigène. Les eurodéputés avaient invité des scientifiques, des représentants de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), et des responsables de Monsanto.

Non cancérigène, mais toxique

Ceux-ci ont cependant décliné, estimant que le Parlement européen n'était pas le lieu adéquat pour tenir ce débat. L'eurodéputé CD&V Tom Vandenkendelaere a regretté mercredi l'absence de Monsanto et des autres entreprises qui produisent du glyphosate. "Je suis indigné que personne de l'industrie ne soit là", a-t-il expliqué à l'agence Belga.

Les différentes interventions ont permis, selon lui, de "mieux comprendre les divergences d'opinions" entre les différentes institutions, certaines pointant des risques et d'autres concluant au caractère non-cancérigène du glyphosate. L'Autorité européenne de sécurité des aliments est d'ailleurs en train de travailler à un nouveau rapport, qu'elle devrait publier d'ici la fin de l'année. Elle y précisera ses recommandations pour l'utilisation de cet herbicide, qu'elle considère non-cancérigène mais toxique.

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