"Les eurodéputés, c’est des glandeurs payés à rien faire !", vrai ou faux ?

"Salaires faramineux", "cher payés pour ce qu’ils font" : la rémunération des eurodéputés fait souvent l’objet de critiques. Qu’en est-il réellement ? On démêle le vrai du faux…

"Les eurodéputés sont très bien payés" ? Vrai

La rémunération de base d’un eurodéputé est de 8995 euros brut par mois, c’est-à-dire 7011 euros net.

Outre cette rémunération de base, chaque eurodéputé a droit à 324 euros par jour de présence à Strasbourg ou à Bruxelles lors des sessions du Parlement européen. Il s’agit d’une "indemnité de séjour" également appelée "per diem", destinée à couvrir les frais d’hôtel, les repas, etc.


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Pour couvrir ses frais de fonctionnement, il reçoit une indemnité de 4576 euros par mois (frais de location de bureaux, abonnements internet, activités de représentation, achat d’ordinateurs et d’appareils téléphoniques, organisation de conférences et d’expositions…).

Lorsqu’il quitte le Parlement européen, il a, en outre, droit à une indemnité de fin de mandat d’un montant égal à son salaire : pendant autant de mois que d’années de mandat effectuées (et jusqu’à deux ans maximum).

On peut donc dire que l’eurodéputé a des revenus… plus que confortables.

"Les eurodéputés sont payés à ne rien faire" ? Faux

Mais s’il gagne bien sa vie, l’eurodéputé est loin d’être un glandeur payé à ne rien faire… C’est bien plus qu’un presse-bouton dans l’hémicycle européen.

Outre les réunions au Parlement en séance plénière (qui vont lui prendre environ 3 jours par mois), l’eurodéputé participe à de très nombreuses réunions en commissions. Toutes ces réunions nécessitent un énorme travail de préparation : consultations avec la société civile, les ONG, les experts…


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L’eurodéputé est également amené à participer à des négociations intenses avec les autres groupes politiques (pour trouver des compromis).

Et puis, il y a le travail de terrain, avec les journalistes, la société civile, avec des étudiants, qui se déroulent souvent le week-end.

Bref, c’est un "boulot non-stop" qui monte facilement à 50-60 heures par semaine.


Dans le cadre d’un projet créé avec le soutien du Parlement européen, la RTBF propose une série de capsules digitales.
Dans l’intimité d’un petit studio, nos journalistes abordent différentes idées reçues sur l’Europe et tentent de démêler le vrai du faux, dans une ambiance décontractée. 


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