Les Etats-Unis s'inquiètent de l'engagement accru de la Russie en Syrie

Le secrétaire d’état américain John Kerry s'est inquiété auprès de Sergueï Lavrov, son homologue russe, du soutien de la Russie à Bachar el-Assad. Les deux hommes se sont parlés au téléphone. Depuis le début du mois, les États-Unis disent observer un renforcement de la présence militaire russe en Syrie. John Kerry a été très clair, le soutien de Moscou au président syrien risque d'exacerber la guerre en Syrie.

Effectivement, Vladimir Poutine a confirmé mardi soir, mais sans entrer dans les détails, les soupçons américains. Il a déclaré que la Russie allait continuer à fournir une aide militaire et technique au régime de Bachar el-Assad contre l’État islamique. Le Pentagone a accusé la Russie mardi matin d'installer une base militaire dans la ville portuaire de Lattaquié, qui est contrôlée par le régime syrien. De son côté, la maison blanche juge "contreproductif" l'engagement accru de la Russie. c'est le mot utilisé par le porte-parole de Barack Obama. Par ailleurs la maison blanche réclame de la Russie ce qu'elle appelle "un engagement constructif en Syrie".

En fait, les responsables américains à Washington redoutent que l'engagement accru des Russes ne provoque une nouvelle intensification et une nouvelle complication du conflit en Syrie.

Comme pour illustrer la gravité de la situation en Syrie, Barack Obama et Vladimir Poutine pourraient se rencontrer à la fin du mois. Mais cela reste au conditionnel pour le moment. Mardi, Vladimir Poutine a fait savoir, par la voix de son porte-parole, qu'il souhaitait s'entretenir directement de la Syrie avec Barack Obama. Mais à Washington, cela fait l'objet d'un débat interne. En effet, Barack Obama snobe littéralement Vladimir Poutine depuis plus d'un an, notamment à cause de l'Ukraine. Bref, il refuse jusqu'à présent de rencontrer le président russe en face à face. Officiellement, la maison blanche insiste sur le fait que c'est John Kerry qui est le point de contact avec Moscou. Mais il y a tout de même eu une petite évolution puisque mardi soir, Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama, n'écartait plus l'idée d'un face à face, peut-être en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York où les deux chefs d’État doivent prendre la parole le 28 septembre prochain.

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