USA: les employés de fast-food manifestent pour relever le salaire minimum

Les employés de fast-food manifestent pour leurs salaires
Les employés de fast-food manifestent pour leurs salaires - © SPENCER PLATT - BELGAIMAGE

Les employés de fast-food américains, soutenus par des étudiants, des employés du secteur de santé publique et des défenseurs des droits civiques, ont manifesté mercredi dans 230 villes des Etats-Unis pour demander une revalorisation de leurs salaires

Les organisateurs de ce mouvement exigent un relèvement du salaire horaire à 15 dollars (14,16 euros), alors que le salaire minimum obligatoire imposé par les autorités fédérales est de 7,25 dollars (6,85 euros).

La journée débutée devant un restaurant McDonald's de Brooklyn, à New York, s'est terminée avec une marche en direction de Times Square. Après des années de revendications, les chaînes de fast-food et de distribution ont commencé à relever les plus bas salaires mais dans des proportions nettement inférieures aux demandes des syndicats.

Gros pourvoyeur de petits boulots, la chaîne de fast-food McDonald's s'est engagée mercredi à relever le salaire horaire moyen de 90.000 de ses employés aux Etats-Unis d'ici fin 2016. McDonald's a ainsi annoncé un relèvement du minimum horaire à 9 dollars, mais cette mesure ne s'appliquera qu'à moins de 10% de ses quelque 14 000 restaurants, ceux dont la chaîne est directement propriétaire, les 90% restants étant franchisés. Wal-Mart, numéro un mondial de la distribution, a également promis une hausse à 9 dollars, puis 10 dollars en 2016.

Cette série d'augmentations ne survient toutefois pas à un moment fortuit. L'économie a retrouvé des couleurs aux Etats-Unis et les revendications salariales y rencontrent un écho croissant sur fond de débat sur la flambée des inégalités. Plus important encore, le taux de chômage a fondu et se rapproche du plein emploi, rendant moins justifiable la stagnation des bas salaires et offrant plus d'alternatives aux travailleurs.

"C'est d'abord un coup de relations publiques mais il y a un contexte macro-économique qui pousse à la hausse des bas salaires", assure à l'AFP Ioana Marinescu, experte en droit du travail à l'université de Chicago. "Le marché du travail devient plus compétitif et les entreprises doivent augmenter les salaires pour attirer les employés qu'elles désirent", ajoute Michael Strain, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.

Le débat sur le salaire minimum devrait être un des grands thèmes de la campagne en vue de l'élection présidentielle de 2016. Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate, a jugé cette semaine injuste que de nombreux américains souffrent de difficultés financières, alors qu'en moyenne, un patron gagne selon elle 300 fois plus qu'un employé.

Cette série d'augmentations ne survient toutefois pas à un moment fortuit. L'économie a retrouvé des couleurs aux Etats-Unis et les revendications salariales y rencontrent un écho croissant sur fond de débat sur la flambée des inégalités. Plus important encore, le taux de chômage a fondu et se rapproche du plein emploi, rendant moins justifiable la stagnation des bas salaires et offrant plus d'alternatives aux travailleurs.

"C'est d'abord un coup de relations publiques mais il y a un contexte macro-économique qui pousse à la hausse des bas salaires", assure à l'AFP Ioana Marinescu, experte en droit du travail à l'université de Chicago. "Le marché du travail devient plus compétitif et les entreprises doivent augmenter les salaires pour attirer les employés qu'elles désirent", ajoute Michael Strain, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.

Le débat sur le salaire minimum devrait être un des grands thèmes de la campagne en vue de l'élection présidentielle de 2016. Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate, a jugé cette semaine injuste que de nombreux américains souffrent de difficultés financières, alors qu'en moyenne, un patron gagne selon elle 300 fois plus qu'un employé.

RTBF avec AFP et Reuters