Les discussions entre la Russie et la Géorgie sont ajournées

Ce faux départ n'est pas une surprise. Les parrains de cette première rencontre depuis le conflit du mois daoût entre Russes,  Géorgiens, Abkhazes et Ossètes du Sud  en espéraient beaucoup. Ils veulent instaurer des rencontres de haut niveau tous les 15 jours, avec la question des déplacés pour priorité. L'ONU et l'ambassadeur belge Johan Verbeke (la Belgique préside le Conseil de Sécurité), mais aussi des représentants de l'Union Européenne et de l'OSCE (l'Organisation  pour la Sécurité et la Coopération en Europe) doivent piloter ces pourparlers.

Ils espéraient beaucoup de l'ouverture de ces  négociations, mais ils ont toutefois interdit la présence des photographes. En effet, le va-et-vient des délégations s'est fait dans la confusion. Il n'y a pas eu de séance plénière mais des réunions séparées. Les Russes se sont réunis de leur côté avec  des  représentants  des deux républiques, dont la Russie est quasi la seule à avoir reconnu l'indépendance.

Pour les Géorgiens, prompts à communiquer alors que Moscou a plutôt tendance à bouder les médias occidentaux, c'est la preuve du mauvais vouloir de la Russie.

Les Russes et les Géorgiens ont en tous cas plus quun désaccord sur la composition des délégations  abkhazes et ossètes. Tbilissi ne veut en aucun cas  discuter avec des représentants des pouvoirs séparatistes et a amené ses délégués abkhazes et ossètes.

Sur le terrain, des responsables locaux géorgiens ont accusé les Russes de rompre le cessez-le-feu, d'une part en tirant au lance-grenade sur un géorgien, et d'autre part avec le survol du territoire géorgien par un hélicoptère russe.

Par ailleurs, la Cour Internationale de Justice (CIJ) a ordonné mercredi à Tbilissi et Moscou de s'abstenir de tout acte de discrimination raciale en Ossétie du Sud, en Abkhazie et dans les autres zones géorgiennes où l'armée russe est présente.  Le 14 août, Tbilissi avait demandé à la CIJ d'ordonner des mesures d'urgence contre la Russie, que Tbilissi accuse de nettoyage ethnique dans ces zones. Les juges ont majoritairement estimé nécessaire d'ordonner ces mesures aux deux pays.

(avec F. Nice)

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