Les derniers soubresauts du groupe terroriste état islamique en Syrie

Dans l’est de la Syrie, dans la province de Deir-Ezzor, cela fait plusieurs mois que les Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde soutenue par Paris, Londres et Washington, se battent contre les dernières positions des djihadistes.

Bien que de nombreuses cellules opèrent encore dans tout le pays, ils ne seraient plus que quelques centaines, retranchés dans un territoire d’à peine 7 kilomètres de long.

« Une guérilla urbaine »

Village après village, maison après maison, les forces démocratiques syriennes reprennent les dernières positions tenues par l’Organisation État islamique. Une guerre d’usure lente et chaotique, ponctuée d’attentats suicides. Les soldats d’Haval Simko sont en première ligne, à moins d’une centaine de mètres des djihadistes.

"Daesh ne contrôle plus que deux villages. C’est tout ce qu’il leur reste. Mais notre problème ce sont les mines. Il y en a partout… sur les terres agricoles, dans les habitations. Les combats se déroulent dans des tranchées et dans les maisons. C’est une guérilla urbaine. Les djihadistes se terrent et se déplacent dans des tunnels pour ne pas être vus par l’aviation", explique un soldat.

Les terroristes montrent enfin des signes de faiblesse

Des avions occidentaux, principalement américains, indispensables à l’avancée des unités au sol. Mais malgré la menace de Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie, le commandant Mirval reste optimiste.

"62 autres pays sont toujours au sein de la coalition internationale et parmi eux, deux grandes puissances: la France et la Grande-Bretagne. La bataille continue ! Après des mois de lutte, les terroristes montrent enfin des signes de faiblesse."

La reprise du dernier territoire de Daesh ne serait plus qu’une question de semaines, mais la guerre est loin d’être terminée. De nombreuses cellules djihadistes restent actives dans les zones libérées.

Soldats syriens à Baghouz, près d'une dernière poche de résistance de l'EI

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