Les Catalans occupent les écoles pour maintenir le référendum, et organisent la résistance contre Madrid

Le référendum d'indépendance aura-t-il lieu? Madrid fait tout pour l'empêcher. Vendredi et samedi, des indépendantistes catalans ont donc décidé d'occuper des écoles où ils souhaitent organiser le scrutin

La police, elle, vient observer la situation. Dans cette école de Barcelone, comme dans des dizaines d'établissements en Catalogne, des parents ont campé la nuit avec leurs enfants. Ils occupent les lieux afin de les maintenir ouverts pour qu'il servent de bureaux de votes ce dimanche.
"L'école et les parents pensent qu'il y a des droits qui doivent être respectés, des droits internationaux. Et nous voulons faire quelque chose pour aider à cela." explique l'un d'eux.

Des activités extra-scolaires

Les parents jouent sur leur "droit à organiser des activités" extra-scolaires, ce qui n'est pas interdit par la cour constitutionnelle. Mais la police, elle, a reçu l'ordre d'évacuer et de fermer les bureaux de vote dimanche matin avant 6H.

"Si la police vient ici pour nous déloger, explique l'un des occupants, la moitié des parents sortira avec les enfants, et l'autre moitié restera à l'intérieur. Nous allons essayer de résister."

Ces occupations pourraient dégénérer en affrontements, alors que de nombreux enfants sont présents. 

Hier soir, pour son dernier meeting, le président de la Catalogne s'est directement adressé à la police: "Nous vous demandons le respect, nous vous demandons que dimanche, quand vous devrez évacuer les bureaux de vote, vous aurez la dignité de penser à vos enfants et à vos mères."

Les policiers suivront-ils les ordres?

Dans les rangs de la police régionale catalane, justement, certains s'interrogent. Doivent-ils suivre les ordres des autorités espagnoles ou leur désobeir? Ce policier se dit en tout cas déçu par Madrid: "Les actions du gouvernement espagnol violent nos droits. Les gens ne peuvent pas voter, ils ne peuvent pas exprimer leur opinion. Des pages internets sont fermées, des journalistes sont menacés."

Se méfiant des "mossos" catalans, les autorités espagnoles envoient 10 000 policiers en renforts. Elles affirment une fois de plus qu'elles empêcheront le référendum d'avoir lieu car il a été interdit par la Cour constitutionnelle: "Personne n'est au-dessus des lois. Nous sommes responsables de nos actes et quiconque enfreint la loi en subira les conséquences"

Plus de la moitié des 2300 bureaux de vote ont déjà été mis sous scellés. Mais les dirigeants séparatistes assurent qu'ils gardent 6000 urnes dans des lieux secrets.

A Barcelone, la tension monte entre pro et anti-referendum. Et dans plusieurs villes en Espagne, Madrid, Leon, Tolède et plusieurs régions, des milliers d'espagnols manifestent eux leur volonté de garder une Espagne unie...
 

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