Les Britanniques votent à 94,5% pour interdire les animaux sauvages dans les cirques

Il ne devrait bientôt plus avoir de lion ni d'autres animaux sauvages dans les cirques anglais
Il ne devrait bientôt plus avoir de lion ni d'autres animaux sauvages dans les cirques anglais - © DirkJan Ranzijn International Circus Photography

Alors que l'Ecosse a adopté en décembre 2017 une loi interdisant les cirques d'exploiter des animaux sauvages, la mesure pourrait s'étendre à l'ensemble du Royaume-Uni. 94,5% des Britanniques affirment qu'ils soutiendraient une telle disposition. Le débat est sur la table du gouvernement depuis de nombreuses années mais le résultat de cette enquête pourrait accélérer les choses.

Les animaux de cirque sont parfois victimes de maltraitance ou de mauvais traitement. Chez nous, ils en sont bannis depuis une loi promulguée en 2013 mais ce n'est pas le cas partout. De nombreux pays permettent encore aux acrobates et autres jongleurs de côtoyer des animaux sauvages. Michael Gove, le ministre de l'environnement britannique, a déclaré qu'il allait introduire un projet de loi interdisant les cirques d'exploiter des animaux sauvages.

Une loi prévue de longue date

"Le gouvernement veut en finir avec l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques et légiférer pour une interdiction dès que le Parlement le permettra", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Environnement. Depuis que les animaux sauvages ne sont plus autorisés chez leurs voisins du nord, plus de la moitié des localités du Royaume-Uni ont décidé de ne plus les accepter non plus sur leurs territoires.

Une interdiction qui est dans les cartons du gouvernement britannique depuis plusieurs années. En 2010, elle était l'une des promesses de David Cameron dans son manifeste du Parti Conservateur. Alors qu'il était à la tête du gouvernement, un projet de loi pour bannir les animaux sauvages des cirques a été proposé en 2015. Prévu pour passer en deuxième lecture l'année dernière, la chute de la législation et l'annonce du Brexit ont conduit à l'annulation de la proposition.

La promesse a pourtant été partiellement tenue. Depuis 2014, les cirques britanniques doivent être dépositaires d'une licence pour que des animaux puissent encore fouler la piste. Une condition contournée par de nombreux propriétaires de cirques qui indigne les associations de défense des animaux qui la jugent inefficace. Les récentes déclaration du ministère de l'environnement devraient les rassurer, ils sont peut-être bientôt au bout de leurs peines.

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