Les attentats de Paris ont été coordonnés depuis la Belgique

Le relevé téléphonique du GSM jeté dans une poubelle près du Bataclan laisse penser aux enquêteurs que l'attaque a été coordonnée depuis la Belgique par au moins une personne.
Le relevé téléphonique du GSM jeté dans une poubelle près du Bataclan laisse penser aux enquêteurs que l'attaque a été coordonnée depuis la Belgique par au moins une personne. - © FRANCK FIFE - AFP

Nos confrères français du journal Le Monde ont analysé les quelques 6000 procès-verbaux de l'enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre. Ils ont ainsi établi une chronologie assez précise des évènements, depuis le départ de la Belgique le 12 novembre jusqu'à la soirée macabre. Avec une information nouvelle: l'attentat a été coordonné depuis la Belgique. Et deux gros points d'interrogation qui restent en suspens.

Qui a coordonné ces attentats à distance ?

Premièrement, quelle est l'identité de la ou des personne(s) qui a (ont) coordonné les attentats depuis notre pays. En effet, le relevé téléphonique du GSM jeté dans une poubelle près du Bataclan laisse penser aux enquêteurs que l'attaque a été coordonnée depuis la Belgique par au moins une personne. Un SMS, "On est parti, on commence" a été envoyé à un destinataire belge peu avant l'attaque du Bataclan.

Cette ligne téléphonique a été ouverte le 12 novembre à 22h24, sous le nom de Salah Abdeslam et désactivée peu après la réception de ce SMS. En tout, il y a eu vingt-cinq échanges avec le GSM jeté au Bataclan. Un autre numéro belge a émis au même endroit que le destinataire du SMS, avec un appel à Abdelhamid Abaaoud, terroriste de l'attaque des terrasses abattu lors de l'assaut de Saint-Denis.

Alors, qui est ce coordinateur belge? Le Monde évoque la piste de Mohammed Abrini comme suspect potentiel. Mais son rôle exact dans les attaques n'est pas encore clairement défini. On sait qu'il a participé aux aspects logistiques des attentats, et qu'il a fait route vers Paris le 12 novembre avec ses comparses. Après, plus aucun signe de lui.

Pourquoi cet arrêt à l'aéroport Charles de Gaulle ?

Autre point d'interrogation, c'est cet arrêt d'une des voitures ayant servi aux attentats à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle de 18h20 à 19h20 le 13 novembre. Au même moment, le téléphone mobile de Bilal Hadfi, kamikaze de Saint-Denis, s'y "borne". Cette halte était préméditée, en témoigne un bout de papier dans la voiture, où sont écrits les mots "Place de la République; bd Saint-Martin/Stade de France; aéroport Charles de Gaulles", destinations encodées dans le GPS.

L'enquête n'a pas encore élucidé le but de cet aller-retour à Roissy deux heures avant le début des attaques.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK