Les 3 militants belges de Greenpeace arrêtés en Slovaquie, de retour en Belgique

Les 3 militants belges de Greenpeace arrêtés en Slovaquie, de retour en Belgique
Les 3 militants belges de Greenpeace arrêtés en Slovaquie, de retour en Belgique - © Belga

Les trois activistes belges de Greenpeace qui avaient été arrêtés en Slovaquie sont de retour en Belgique. Avec neuf autres militants de l'ONG, ils ont passé une semaine en prison pour avoir brandi des banderoles demandant "la fin de l'époque du charbon", sur une tour de la mine de lignite de Novaky, dans le centre de la Slovaquie.

Personne au sein du groupe ne s'attendait à être arrêté, témoigne Merijn Rykebusch, l'un des participants à l'action, à son retour en Belgique. "C'était surréaliste. On était en train de plaisanter et quelques instants après on était accusé. Cela nous a aussi désorienté. On a été pris dans un ascenseur émotionnel."

Maud Waregne s'est aussi sentie dans une montagne russe, mais elle était rassurée par le soutien de Greenpeace et d'autres organisations. "Chaque jour, on entendait qu'on serait libéré le lendemain, mais notre détention était chaque fois prolongée. Nous avons reçu beaucoup de soutien entre nous et grâce à toutes les personnes qui ont protesté", raconte-t-elle.

5 à 10 ans de prison

Les 12 militants originaires de Slovaquie, Tchéquie, Finlande, Allemagne et Belgique s'étaient vu refuser dimanche leur libération par le tribunal de district de Prievidza. Mais mardi, ils ont été libérés sous caution par le procureur général de la Slovaquie, Jaromir Ciznar. Selon lui, le tribunal de Prievidza avait défini leurs actes de façon "incorrecte".

Leur détention avait provoqué lundi une manifestation à Bratislava et fut dénoncée par les principaux responsables politiques slovaques, dont le président, le Premier ministre, le ministre de la Justice et celui de l'Environnement. Greenpeace avait appelé à leur libération immédiate.

À Bruxelles, une trentaine de personnes avaient manifesté devant l'ambassade de Slovaquie. Les 12 activistes risquent toujours une peine de 5 à 10 ans de prison. Ils sont libres jusqu'à leur éventuel procès mais la justice slovaque poursuit son enquête. 

Archives : action de Greenpeace en Slovaquie le 3/12/2018

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