Les 17 pays de la zone euro veulent des engagements concrets

Drapeaux européens
Drapeaux européens - © HERWIG VERGULT (belga)

Lundi soir à Bruxelles les ministres des Finances ont renforcé la pression sur la Grèce et sur l'Italie. Ces deux pays sont priés de s'engager très concrètement à appliquer rapidement des mesures d'économies.

Les Européens attendent une lettre d'engagement de la part du futur gouvernement grec sinon le prochain prêt de 8 milliards ne sera pas libéré. Il y a urgence, les marchés s'agitent.

Preuve s'il en est de cette nervosité des marchés, le Fonds de secours de la zone euro a voulu emprunter ces derniers jours pour pouvoir aider l'Irlande et les taux d'intérêt ont grimpé alors même que ce Fonds dispose de la caution de la garantie des Etats membres. Rien de dramatique, constate le patron de ce Fonds mais tout de même.

L'Italie et la Grèce provoquent en partie cette nervosité. Le nouveau gouvernement grec sait que dès qu'il commencera à travailler, il devra appliquer les mesures d'économies. Les experts européens retourneront prochainement en Grèce pour s'en assurer. Il devra aussi s'engager par écrit à ne pas relâcher ses efforts. Ce n'est qu'une fois cette lettre envoyée que les Européens débloqueront les huit milliards dont la Grèce a besoin avant la mi-décembre.

L'Italie, dont la situation inquiète, est priée elle aussi de montrer des signes concrets de retour à l'équilibre dans les finances publiques. Une mission technique européenne se rendra à Rome ce mardi ou demain pour discuter avec les Italiens de ce qui se fera effectivement.

Les Européens, par ailleurs, cherchent toujours le moyen de multiplier la force du Fonds de secours sans demander plus d'argent aux Etats membres. Les discussions sont en cours, il s'agira de garantir aux investisseurs qui prêtent aux Etats de la zone euro qu'en cas de problème, le Fonds de secours remboursera une partie du prêt. Il s'agira aussi, via un montage compliqué, de faire appel à des fonds privés et à des fonds étrangers pour investir dans les Etats de la zone euro. Tout devrait être réglé, espèrent les Européens,  pour la fin du mois.

Anne Blanpain

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