Législatives françaises: abstention historique, majorité absolue pour LREM-MoDem

Législatives françaises: abstention historique, de 355 à 360 sièges pour LREM-MoDem
Législatives françaises: abstention historique, de 355 à 360 sièges pour LREM-MoDem - © PATRICK KOVARIK - AFP

La République en marche (LRM), le parti du président français Emmanuel Macron, et ses alliés du MoDem ont décroché dimanche une majorité absolue de 355 à 403 sièges sur 577, selon les estimations réalisées par les instituts de sondage. Les Républicains et l'UDI obtiennent de 97 à 130 députés et formeront la première force d'opposition. Le vrai "vainqueur" de la soirée est cependant l'abstention, qui a atteint un taux historique de 56,6%.

Le Parti socialiste et ses alliés ont réalisé une meilleure performance que ce que les projections laissaient supposer avec un groupe de 46 à 50 députés. La France insoumise et les communistes glanent de 28 à 30 sièges. Le Front national gagne de cinq à huit sièges, mais ne sera pas en mesure de former un groupe parlementaire, qui requiert 15 députés.

"Nous obtenons une majorité nette mais en même temps les Français n'ont pas voulu signer de chèque en blanc", a commenté le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Cette victoire est toutefois entachée par le niveau de l'abstention, qui devrait dépasser 56%, selon plusieurs instituts. Ce record historique sous la Cinquième République s'explique par la victoire annoncée du parti présidentiel, un long marathon électoral entamé en octobre dernier avec les primaires de la droite, marquant un désintérêt croissant pour la politique.

"Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique", a commenté le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, lui-même élu dans les Bouches-du-Rhône dimanche.

"L'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. Le gouvernement l'interprète comme une ardente obligation de réussir", a pour sa part commenté le Premier ministre Edouard Philippe.

Et l'opposition ?

Dans ce qui va devenir l'opposition, les mines sont déconfites. Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Ile-de-France et cadre des Républicains, a estimé sur France 2 que la droite "a manqué son rendez-vous avec les Français". Leur chef de file François Baroin s'est toutefois félicité que le nombre de députés soit "suffisamment important pour faire valoir les convictions" de la droite.

A gauche, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé sa démission après la déroute de son parti aux élections législatives. "Le triomphe d'Emmanuel Macron est incontestable, la défaite de la gauche est incontournable, la déroute du Parti socialiste sans appel", a-t-il déclaré lors d'une déclaration prononcée au siège du parti à la rose rouge.

Le Front national obtient au moins cinq sièges, alors que sa présidente Marine Le Pen avait récolté plus de 10,6 millions de voix au second tour de l'élection présidentielle. Marine Le Pen, Louis Alliot et Gilbert Collard font partie des élus frontistes, tandis que le vice-président du parti d'extrême-droite Florian Philippot a été battu.

Le meneur de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a quant à lui remporté la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône et utilisera l'Assemblée nationale comme tribune pour son combat contre le président Macron.

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Déclaration d'Edouard Philippe, Premier ministre

Déclaration de Marine Le Pen, présidente du Front national

Déclaration de Catherine Barbaroux, présidente de La République en Marche

Déclaration de François Baroin (Les Républicains)

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis (PS)

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