Législatives en Italie: la coalition au pouvoir depuis 2013 pourrait voler en éclats

L'Europe sera très attentive aux élections législatives qui se tiennent dimanche en Italie. Et pour cause : la coalition au pouvoir depuis 2013 pourrait voler en éclats. C'est elle qui a commencé à concrétiser les réformes demandées par l'Union... et ce travail n'est pas terminé. Les législatives pourraient aller de pair avec l'arrivée au pouvoir de formations jugées populistes. En cause, le divorce entre le parti démocrate de Matteo Renzi  et la gauche italienne. Les explications de Valérie Dupont, correspondante de la RTBF en Italie.

Le spot publicitaire du parti démocrate italien (voir ci-dessous) met en scène une famille divisée sur le soutien qu'il faut apporter à la gauche. La preuve que le parti de Matteo Renzi est bien conscient que, cette fois, le match ne sera pas facile. Car, en 2013, Matteo Renzi promettait de faire un bon coup de balai dans la politique italienne.

Cinq ans plus tard, le secrétaire général du parti démocrate doit se rendre à l'évidence : si Silvio Berlusconi et Massimo D'Alema sont encore en course, il a bel et bien raté sa mission.

"Je ne ferai aucun pas en arrière et je trouve déconcertant que le toute la campagne électorale se concentre sur ce que je ferai moi", affirme Matteo Renzi. Traduisez qu'il ne quittera pas la tête du parti, même si celui ci boit la tasse dimanche prochain. La raison de cet échec annoncé, selon lui : l'explosion de la gauche et la sortie des plus orthodoxes qui ont créé leur propre parti sous la présidence de l'ancien magistrat Pietro Grasso. 

"Il était président du Conseil. Il avait un patrimoine de 40 % des voix, et il l'a fait descendre à 20 %… et puis il nous accuse de favoriser la droite. Mais où va-t-on ?", interroge Pietro Grasso.

Mateo Renzi compte sur le fait qu'aucun autre parti n'obtiendra la majorité absolue dimanche et que, pour former un gouvernement, la gauche retrouvera une certaine unité, faisant ainsi de nécessité vertu.

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