Le vote du Sénat sur la déchéance de Berlusconi ne sera pas secret

Silvio Berlusconi
Silvio Berlusconi - © FILIPPO MONTEFORTE - IMAGEGLOBE

Une commission du Sénat italien a décidé mercredi que le vote sur la déchéance de Silvio Berlusconi à la suite d'une condamnation à un an de prison ne serait pas secret, provoquant la colère de ses partisans.

Partagé entre un vote secret et un vote public, les deux possibilités existant à la Chambre haute, la commission a voté à une majorité de sept membres contre six en faveur d'un vote où chaque sénateur, invité à se prononcer, exprime à voix haute sa décision en passant devant le banc de la présidence du Sénat.

Le 1er août, la Cour de cassation a confirmé la première condamnation définitive du Cavaliere : une peine de prison de quatre ans pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset, ramenés à un an en raison d'une amnistie. Une loi votée en 2012 pour assainir la politique italienne prévoit la déchéance des parlementaires condamnés définitivement à une peine de prison et leur expulsion pour six ans, mais cette décision doit être validée en séance plénière par la chambre d'appartenance de l'élu.

Dans le cas de Silvio Berlusconi, une conférence des chefs de groupes devrait avoir lieu en début de semaine prochaine, mardi ou mercredi, pour programmer ce vote, vraisemblablement vers la mi-novembre.

Le Peuple de la liberté (PDL), le parti du Cavaliere, poussait en faveur du vote secret dans l'espoir que des sénateurs puissent voler au secours de Silvio Berlusconi à la faveur d'un vote anonyme. Craignant ce scénario, la gauche et le mouvement Cinq étoiles de l'ex-comique Beppe Grillo militaient activement contre cette option.

Après des semaines d'empoignades politiques, la décision de la commission a provoqué une avalanche de critiques à droite.

"C'est un moment sombre pour la démocratie", a déclaré Maurizio Gasparri, vice-président (PDL) du Sénat, tandis que la sénatrice Alessandra Mussolini a estimé que ce vote "conduisait à la crise de gouvernement".

 

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK