Le sommet européen laisse la porte ouverte aux Ukrainiens

"La porte reste ouverte pour la population de l'Ukraine, mais pas pour son gouvernement", a déclaré la président lituanienne Dalia Grybauskaitė dont le pays assure en ce moment la présidence tournante de l'Union.

Les Européens voient avec dépit comment le président ukrainien Viktor Yanoukovitch fait monter les enjeux entre Europe et Russie pour en retirer le maximum de moyens financiers pour son pays qui traverse une mauvaise passe.

Les Européens ont pris grand soin de répéter que l'Ukraine qui il y a quelques années se voyait privée de gaz russe en plein hiver, ne devait pas choisir entre l'Union et la Russie.

Le président européen Herman Van Rompuy dit aussi que "la porte reste ouverte". "Nous avons constaté la force de la volonté du peuple de rejoindre l'Union. Nous désirons entendre cette voix, mais c'est au gouvernement de décider".

Les pressions russes pour empêcher l'Ukraine de signer l'accord avec l'Union seront au menu du sommet Union- Russie en janvier prochain.

Vers une opération européenne en Centrafrique

Les Européens se sont quittés sur une relance de la politique de défense et de sécurité commune mais également sur la volonté de mener une opération en Centrafrique, en appui de la France.

La France s'est militairement engagée en Centrafrique avec un mandat de l'ONU mais sans attendre de feu vert européen.

La France cherche l'appui de ses partenaires dans le cadre d'une opération européenne. Pas pour combattre mais pour appuyer les soldat africains et français.

Les ministres européens des affaires étrangères discuteront de la mise en place de cette opération européenne en Centrafrique lors de leur prochaine réunion en janvier. Elles serait en quelque sorte le prolongement, financement à la clé, de l'actuelle opération Sangaris. La Belgique, la Pologne, l'Estonie voire d'autres Etats membres pourraient y participer.

Evasion fiscale: les 28 fixent une nouvelle échéance en mars, avec peu d'espoir de succès

Les Européens peinent à s'entendre depuis des années sur une révision de leur directive sur l'épargne.

Principal outil de lutte contre l'évasion fiscale, celle-ci est aujourd'hui aisément contournée par la voie de trusts, de fondations ou de produits d'assurance. Une proposition de révision a été déposée en 2008, mais elle est bloquée faute d'unanimité.

Le Luxembourg et l'Autriche n'entendent en effet lever leur veto que si cinq pays tiers, dont la Suisse, acceptent des mesures équivalentes. Ils ont maintenu leur position en dépit de l'appel, lancé au plus haut niveau en mai dernier, à boucler les négociations intra-européennes.

Vendredi, les dirigeants des 28 ont constaté cet échec et fixé une nouvelle échéance dans trois mois. Selon le Premier ministre britannique David Cameron, "un petit nombre de pays bloquaient l'échange d'information", mais "ceci est terminé".

Il est toutefois très incertain que la nouvelle échéance soit respectée. La Suisse vient en effet de se doter d'un mandat de négociation très restrictif. Elle refuse de négocier l'échange automatique d'informations fiscales avec l'Union européenne, préférant le cadre OCDE. Difficile d'imaginer dans ce contexte que le Luxembourg et l'Autriche céderont du terrain à brève échéance.

RTBF et Belga

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