Le service public de santé britannique au bord du gouffre: 55.000 opérations reportées

rès de 5000 ambulances se sont retrouvées à faire la queue pendant parfois plus d’une heure devant des hôpitaux pleins à craquer.
rès de 5000 ambulances se sont retrouvées à faire la queue pendant parfois plus d’une heure devant des hôpitaux pleins à craquer. - © NIKLAS HALLE'N - AFP

Au Royaume-Uni, le National Health Service (NHS), le service public de santé, fête cette année sa 70e année d’existence, un anniversaire qui ne sera pas célébré dans la joie en ce début 2018 : les hôpitaux britanniques sont plus que jamais sous pression.

Services d’urgences bondés et personnel médical débordé ont depuis longtemps été la norme au Royaume-Uni, mais, cet hiver, notamment pendant la semaine de Noël, la situation du service public de santé est devenue critique. Près de 5000 ambulances se sont retrouvées à faire la queue pendant parfois plus d’une heure devant des hôpitaux pleins à craquer.

Tout l'argent dépensé pour le Brexit ?

Aux grands maux les grands remèdes : pour le mois de janvier, toutes les interventions chirurgicales non urgentes ont donc été reportées. 55.000 patients ne seront pas opérés ce mois-ci comme prévu, auxquels la Première ministre Theresa May a finalement présenté ses excuses ce jeudi.

Mais pour l’opposition travailliste, cette crise est le résultat de la politique du gouvernement conservateur qui refuse d’investir dans le système de santé. Cette année, par exemple, seules 1,3 milliard de livres ont été allouées au NHS. Selon les spécialistes du secteur, c’est à peine la moitié du montant nécessaire au maintien de la qualité des soins. Certains, comme l’ancien Premier ministre, Tony Blair, affirment que tout l’argent est dépensé pour le Brexit, priorité du gouvernement.

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