Le président tchèque Zeman participe à une manifestation anti-immigration et anti-islam

Le président tchèque Zeman participe à une manifestation anti-immigration et anti-islam
Le président tchèque Zeman participe à une manifestation anti-immigration et anti-islam - © Tous droits réservés

Le président tchèque Milos Zeman a participé mardi à une manifestation anti-immigration et anti-islam organisée à Prague par un mouvement xénophobe à l'occasion du 26e anniversaire de la "Révolution de velours" pacifique qui a balayé en 1989 le régime communiste.

"Cette nation ne mérite pas que d'autres lui imposent quoi que ce soit", a lancé M. Zeman, qui s'était déjà plusieurs fois dit hostile à l'idée des quotas automatiques de répartition des migrants entre les pays de l'UE.

"Nous ne sommes pas de la pâte à modeler, nous aspirons à penser de manière indépendante", a aussi affirmé M. Zeman, connu pour son discours anti-immigration, devant 2000 manifestants.

Selon lui, ceux qui s'opposent à l'islam et aux migrants ne devraient pas être "étiquetés" islamophobes, fascistes ou racistes.

Environ 70% des Tchèques s'opposent à l'accueil des migrants dans leur pays, selon différents sondages.

Des manifestants ont brandi des pancartes avec l'effigie de la chancelière allemande Angela Merkel derrière les barreaux en raison de sa politique d'ouverture aux migrants.

Selon Prague, les migrants arrivant en République tchèque sans avoir demandé l'asile doivent être renvoyés dans le premier pays d'accueil, conformément au règlement de Dublin.

La manifestation a eu lieu dans le quartier de Prague-Albertov, théâtre le 17 novembre 1989 d'un rassemblement estudiantin contre le régime totalitaire alors au pouvoir.

Réprimé par la police, il avait provoqué alors des protestations massives qui ont entraîné la chute du régime communiste.

Plusieurs dizaines de contre-manifestants sont également venus mardi à Prague-Albertov, pour exprimer leur désaccord avec la politique du chef de l'Etat.

"Nous avons honte de notre président", a indiqué l'une des manifestantes, employée de l'Université Charles à Prague. L'inscription sur sa pancarte dénonçait le président Zeman qui "divise le peuple et sème la haine".

De son côté, le chef du gouvernement tchèque de gauche Bohuslav Sobotka a choisi de remercier les volontaires venant en aide aux réfugiés. "Notre colère doit se tourner contre (les islamistes radicaux), pas contre les réfugiés qui échappent souvent à la violence religieuse ou ethnique répandue par des fanatiques meurtriers", a déclaré le chef du gouvernement.

 

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