Le président du Parlement européen en visite en Iran samedi

Il s'agira de "la première visite en Iran d'un président d'une institution européenne"
Il s'agira de "la première visite en Iran d'un président d'une institution européenne" - © ATTA KENARE - AFP

Le président du Parlement européen Martin Schulz fera une visite d'une journée en Iran samedi pour "intensifier le dialogue" entre l'UE et Téhéran quatre mois après la conclusion d'un accord historique sur son programme nucléaire controversé, a annoncé vendredi son service de presse. L'eurodéputé belge Gérard Deprez a pressé Martin Schulz de tenir compte du respect des droits de l'homme en Iran lors de son déplacement, et de rendre visite à quatre prisonniers politiques.

Il s'agira de "la première visite en Iran d'un président d'une institution européenne", est-il précisé dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie européenne et vice-président de la Commission, Federica Mogherini, s'était rendue en Iran deux semaines après la signature en juillet de l'accord nucléaire avec les grandes puissances, qui a mis fin à plus d'une décennie d'isolement diplomatique de Téhéran. L'UE a présidé les rudes négociations sur cet accord, qui ont duré plus d'un an et demi.

Pas de rencontres avec les prisonniers politiques?

Martin Schulz aura notamment une rencontre bilatérale avec le président iranien Hassan Rohani. Il doit aussi s'entretenir avec le président du Parlement Ali Larijani et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Le président du Parlement "rencontrera également des représentants de la société civile".

L'eurodéputé Gérard Deprez (MR), président d'un intergroupe parlementaire sur les droits de l'homme en Iran, a rappelé au président Schulz les préoccupations de 115 membres du Parlement européen au sujet "des violations graves et permanentes des droits humains dont le régime iranien en place se rend coupable en toute impunité". Ceux-ci avaient déjà co-signés une lettre adressée à Martin Schulz début octobre l'invitant à rencontrer quatre prisonniers politiques lors de son déplacement en Iran (Narges Mohammadi, Atena Farghadani, Atena Daemi, Ali Moezi). Les parlementaires prient Martin Schulz d'exiger la fin des exécutions publiques dans le pays. Demandes restées lettre morte à ce jour.

L'UE a adopté le 18 octobre le cadre législatif pour la levée de ses sanctions économiques et financières contre l'Iran, en vertu de l'accord nucléaire, sous réserve que Téhéran remplisse un certain nombre d'obligations pour démanteler certaines installations et réduire ses stocks de combustible nucléaire. Les Etats-Unis ont également commencé le même jour à préparer la suspension de leurs sanctions contre l'Iran.

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