La lutte contre les cultures de coca clandestines depuis des décennies n'a pas suffi à éradiquer une production qui alimente essentiellement le marché de la drogue. Pour chaque parcelle détruite, les paysans défrichent ailleurs pour pouvoir replanter, entrainant ainsi en grande partie la déforestation de la forêt primaire. Le Pérou n'échappe pas à la règle et serait même devenu le premier producteur de coca.
Aujourd'hui le nouveau gouvernement a décidé d'arrêter cette politique d'éradication des cultures illicites. "Nous avons décidé de faire une pause fondamentale afin de réfléchir à comment être plus efficaces et comment remplir nos obligations pour réduire les zones de culture de coca et de trafic de drogue", explique le président de la commission pour une vie sans drogue, Ricardo Soberon.
Cette décision a entrainé une réaction prudente des Etats-Unis qui préfèrent attendre davantage d'informations : "Nous n'avons jusqu’à présent pas eu toutes les explications sur ce qui a été décidé", explique l’ambassadrice des Etats-Unis au Pérou, Rose Likins.
Cet arrêt de la lutte contre les plantations clandestines devrait faire le bonheur des paysans pour qui elles représentent une source importante de revenus. Selon les experts, la production de coca au Pérou, dont les narcotrafiquants sont les premiers à profiter, devrait même augmenter.
I.L. avec Philippe Lamair