Le parti néo-nazi grec Aube dorée cherche à intimider les journalistes

Le leader d'Aube dorée Nikolaos Michaloliakos lors de sa conférence de presse
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Le leader d'Aube dorée Nikolaos Michaloliakos lors de sa conférence de presse - © AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

Le parti néo-nazi grec qui vient de remporter une vingtaine de sièges au parlement accuse les médias de son pays de diffamation. Il met sous pression les journalistes.

A peine avoir fait son entrée au parlement grec, où il a obtenu 21 sièges sur 300, le parti néo-nazi Aube dorée a organisé une conférence de presse dans un style musclé qui rappelle un peu la période de la montée du nazisme. Encadré par les gardes du corps musclés qui l’accompagnent dans tous ses déplacements, le dirigeant-fondateur d’Aube dorée, Nikolaos Michaloliakos, a fait son entrée dans la salle. Ses sbires au crâne rasé ont hurlé aux journalistes présents de se lever en marque de respect pour le dirigeant, comme on peut le voir sur la vidéo ci-jointe. Ceux qui refusaient ont été forcés de quitter la salle. Il a aussi éreinté ce qu’il a qualifié de "presse jaune", qu’il accuse de diffamer son parti et de mépriser le peuple grec. Il faut dire que les journaux l’on surnommé le "Führer grec". Nikolaos Michaloliakos refuse l’appellation de néo-nazi.

Menaces

Le 12 avril dernier, trois semaines avant le scrutin, la journaliste Xenia Kounalaki avait fait l’objet de menaces sur le site internet du parti. Après avoir publié une opinion dans son journal Kathimerini, dans laquelle  elle demandait que les médias grecs ignorent le parti Aube dorée, un texte menaçant était posté sur le site du parti. De nombreux collègues et même des policiers ont par la suite conseillé à la journaliste d’arrêter d’écrire des articles sur Aube dorée, a-t-elle déclaré à Euractiv. La campagne d’intimidation de la presse est en route.

A.L. avec Euractiv

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