Le parlement tchèque refuse la confiance au gouvernement minoritaire d'Andrej Babis

Magnat de l'industrie chimique et alimentaire, propriétaire de médias importants surnommé parfois "Trump" ou "Berlusconi" tchèque, il est la deuxième fortune du pays selon Forbes.
Magnat de l'industrie chimique et alimentaire, propriétaire de médias importants surnommé parfois "Trump" ou "Berlusconi" tchèque, il est la deuxième fortune du pays selon Forbes. - © VLADIMIR SIMICEK - AFP

Le milliardaire populiste Andrej Babis a échoué mardi à obtenir la confiance du parlement tchèque pour son gouvernement minoritaire, mais devrait tenter à nouveau d'en former un, en dépit de soupçons de fraude pesant sur lui.

"La chambre basse n'a pas voté la confiance au gouvernement", a déclaré le président de la chambre basse, Radek Vondracek.

Sans surprise, seuls les 78 députés du mouvement ANO d'Andrej Babis ont soutenu leur chef soupçonné de fraude, à qui le président Zeman a promis de confier à nouveau la formation du gouvernement. Au total, 117 députés ont voté contre lui, avec cinq abstentions.

Les députés des huit autres partis représentés au sein de cette chambre basse très fragmentée ont voté contre le cabinet de Andrej Babis, composé de membres d'ANO et de ministres sans étiquette. ANO détient 78 sièges sur 200, depuis les législatives des 20 et 21 octobre.

Outre des soupçons de fraude qui pèsent sur le Premier ministre, la raison du rejet invoquée par les autres partis est aussi le passé communiste du Premier ministre et son conflit d'intérêts présumé.

Magnat de l'industrie chimique et alimentaire, propriétaire de médias importants surnommé parfois "Trump" ou "Berlusconi" tchèque, il est la deuxième fortune du pays selon Forbes.

La Constitution tchèque prévoit jusqu'à trois tentatives de former un gouvernement, les deux premières étant pilotées par le président et la troisième par le chef de la chambre basse, poste occupé actuellement par Radek Vondracek, membre d'ANO.

Selon Andrej Babis, compte tenu de l'échec du vote de confiance, le gouvernement présentera sa démission mercredi, mais "continuera à travailler" jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe.

La formation du gouvernement est compliquée par l'élection présidentielle au suffrage universel direct à deux tours, à laquelle le président Zeman est candidat.

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