Le Parlement européen exige des enquêtes sur le gouvernement maltais

People flash the V-sign as thousands gather during a national rally to demand justice for murdered Maltese journalist and anti-corruption blogger Daphne Caruana Galizia in the island's capital Valletta
People flash the V-sign as thousands gather during a national rally to demand justice for murdered Maltese journalist and anti-corruption blogger Daphne Caruana Galizia in the island's capital Valletta - © MATTHEW MIRABELLI - AFP

Les députés de la commission des libertés civiles ont débattu ce jeudi des conclusions de la délégation qui s’est rendue dans la capitale maltaise, La Valette, le mois dernier afin d’évaluer la situation concernant l’État de droit et plusieurs allégations de corruption et de blanchiment de capitaux. 

Quel est le mal qui ronge le plus petit Etat de l’Union ?

Pour l'eurodéputé Frank Engel, l'actuel gouvernement maltais s'illustre "par une opacité financière spectaculaire". Les membres de la commission dénoncent le sentiment d’impunité qui règne à Malte. Pour y mettre fin, les membres de la commission des libertés civiles du Parlement européen ont demandé ce jeudi à la police maltaise d’enquêter sur toutes les allégations de blanchiment de capitaux et de corruption. 

Une police et une justice défaillantes ? 

Ces derniers mois, une délégation du Parlement européen s’est rendue à Malte à deux reprises. Et, les conclusions sont interpellantes. Malgré de nombreux cas de corruption présumée, les enquêtes sont rares et il y a très de peu de condamnations. Récemment, de hauts responsables politiques ont été cités dans les panama papers. Un ministre et le chef de cabinet du premier ministre sont soupçonnés de corruption et de blanchiment. Mais, ils continuent à exercer leurs fonctions au sein du gouvernement. Aucune enquête n'a été ouverte à leur encontre. 

Comment réagissent les autorités maltaises à ces critiques ?

Le ministre maltais de la justice, Owen Bonnici, a participé ce jeudi au débat au sein du Parlement européen. "Il est faux de dire que le gouvernement a mis l’Etat de droit à la poubelle", a-t-il déclaré en insistant sur les réformes anti-corruption menées à Malte.

Il n’est pas question pour l’instant de lancer une procédure contre Malte pour non-respect de l’Etat de droit, comme la Commission européenne l’a fait avec la Pologne. En novembre dernier, le Parlement européen a demandé à la Commission d’ouvrir un dialogue avec Malte sur le respect de l’Etat de droit. Une demande qui est restée pour le moment lettre morte. 


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