Le Parlement européen demande la création d'une liste européenne des imams radicaux

Un imam s'exprime dans la mosquée Mostafa Chendid de Copenhague le 15 février 2008 (illustration).
Un imam s'exprime dans la mosquée Mostafa Chendid de Copenhague le 15 février 2008 (illustration). - © NIELS AHLMANN OLESEN - BELGAIMAGE

Le Parlement européen a approuvé mercredi le rapport final de sa commission spéciale terrorisme, au lendemain d'une attaque meurtrière dans les rues de Strasbourg. "Cet attentat démontre la menace aigüe et la nécessité absolue de mieux aborder cette triste nouvelle réalité", a souligné l'eurodéputée Helga Stevens (N-VA), qui a élaboré le rapport avec l'Allemande Monika Hohlmeier (CSU).

La création de cette commission spéciale avait été décidée en juillet 2017 par l'assemblée parlementaire, avec pour mission de mettre en lumière d'éventuels manquements dans la coopération entre les autorités nationales et l'agence européenne Europol, mais aussi de se pencher sur la gestion des frontières extérieures de l'UE et d'avancer des propositions pour améliorer la lutte contre le terrorisme.

Améliorer l'interopérabilité des données

Dans une résolution non législative débattue mardi et adoptée mercredi par 474 voix pour, 112 contre et 75 abstentions, les parlementaires proposent notamment de renforcer le rôle des agences de l'UE, comme Europol et l'Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d'information à grande échelle (Eu-LISA).

Ils avancent aussi des pistes pour lutter contre la radicalisation, améliorer l'interopérabilité des données et soutenir les victimes.

Les députés demandent entre autres la création d'une liste européenne sur les imams radicaux. Si certains Etats disposent déjà d'une liste en la matière, les informations seraient cependant insuffisamment échangées entre partenaires de l'UE, ce qui permettrait à certaines personnes prônant un discours radical de circuler en toute impunité dans l'espace Schengen.

Dans leur rapport, les parlementaires élaborent également une série de critères permettant de mesurer l'efficacité des programmes de déradicalisation, plaident pour des mécanismes juridiques pour enquêter sur les actes d'apologie du terrorisme ou encore appellent à une coopération renforcée avec les pays hors UE.

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