Le Parlement européen approuve l'accord commercial entre l'UE et le Japon

Le Parlement européen approuve l'accord commercial entre l'UE et le Japon
Le Parlement européen approuve l'accord commercial entre l'UE et le Japon - © JOHN THYS - AFP

Le Parlement européen a approuvé ce mercredi un vaste accord commercial entre l'UE et le Japon, présenté comme "un symbole" face au protectionnisme de Donald Trump et la crise politique qui entoure le Brexit.

Le JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement), qui entrera en vigueur le 1er février 2019, concernera quelque 600 millions de consommateurs et près d'un tiers du PIB mondial. Il supprimera la grande majorité du milliard d'euros de droits payés chaque année par les entreprises de l'UE exportant vers le Japon ainsi qu'un certain nombre d'obstacles réglementaires. Il ouvrira également le marché nippon de 127 millions de consommateurs aux principales exportations agricoles et industrielles de l'Union.

Libre accès au marché européen pour l'industrie automobile japonaise

Côté européen, le secteur agroalimentaire sort grand vainqueur des discussions, l'accord supprimant les droits de douane pour presque tous les produits alimentaires, mais parfois après une période transitoire.

Les deux parties sont également parvenues à un compromis sur la question sensible des produits laitiers, et notamment des fromages importés des pays de l'UE, sur lesquels les lourdes taxes japonaises vont progressivement être réduites.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période de transition de plusieurs années.

Maintenir le statu quo ultra-libéral sur le commerce

Cet accord, que l'UE présente comme "le plus important" jamais conclu, a été approuvé par 474 voix pour, 152 contre et 40 absentions.

Les députés du groupe des Verts-ALE ont notamment voté contre le JEFTA, car ils estiment qu'il "s'inscrit dans la lignée des accords commerciaux traditionnels conclus par l'UE et ne répondant ni aux enjeux économiques actuels, ni aux défis agricoles".

La délégation du PS au Parlement européen s'est également opposée à l'accord, reprochant notamment à la Commission européenne de "maintenir le statu quo ultra-libéral sur le commerce". "A l'heure où les citoyens ne cessent d'exprimer leurs critiques à l'égard d'une mondialisation ultra libérale, un changement de cap s'impose", insistent Marie Arena, Marc Tarabella et Hugues Bayet.

Archives : Soir Première 06/07/2017

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