Le parcours d'Anis Amri de Berlin à Milan entre le 19 et le 23 décembre 2016

Anis Amri a franchi 4 frontières entre le 19 et le 23 décembre
Anis Amri a franchi 4 frontières entre le 19 et le 23 décembre - © RTBF

19 décembre

Le 19 décembre 2016, Anis Amri fonce avec un camion sur un des marchés de Noël de Berlin. Désormais l'homme le plus recherché d'Europe est en cavale. Les enquêteurs allemands ne savent pas quand et comment il a quitté le territoire.

21 décembre

Mais ce que l'on sait grâce à une carte de GSM néerlandaise que l'on retrouvera sur lui, c'est qu'il est à Nimègue, aux Pays-Bas, le 21 décembre.

Il y prendra ensuite le train pour se rendre à Amsterdam. Selon le parquet néerlandais, c'est en fin d'après-midi qu'il monte dans un train pour Bruxelles.

En attestent les images de cameras de vidéosurveillance de la gare du Nord: il y sera entre 19h et 21h.

De source sure, il sort brièvement de la gare, puis revient sur ses pas. Mais à 21 h il disparait définitivement des images analysées par le parquet fédéral.

Ce qui est certain, c'est qu'à ce moment précis, il n'y a plus de train pour Lyon. Une hypothèse : il tente de trouver la gare de bus juste à l'extérieur de la gare du Nord. A-t-il pris un bus le soir même? A-t-il  passé la nuit à Bruxelles? Ces questions restent pour le moment sans réponse.

L'autre certitude, c'est qu'Anis Amri est toujours en fuite.

22 décembre

Le 22 décembre, des caméras le montrent dans la gare de Lyon-Part-Dieu. Il y achète un ticket de train en direction de Milan, en Italie. Il fera ensuite escale à Chambéry. Puis à Turin, des caméras captent à deux reprises des images du fugitif.

23 décembre

Enfin, après un ultime trajet d'Anis Amri en train, il est à la gare de Milan vers 1 h du matin. Nous sommes le 23 décembre. Vers 2 h du matin, la police milanaise effectue un contrôle de routine à proximité de la gare de Sesto San Giovanni (au nord-est de Milan). Il est à pied et armé, il sera abattu.

Durant cette cavale, il a eu 30 heure d'avance sur tous les enquêteurs. Et pour cause: il avait 14 identités différentes, qui lui ont permis de franchir 4 frontières sans jamais être inquiété. D'ailleurs il n'a jamais été fouillé puisque, à Milan, il portait la même arme avec laquelle il a abattu le chauffeur de camion polonais lors de l'attentat à Berlin.

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