Le pape : "son arme, ce sont les mots ", dit Dominique Wolton

Le pape François
Le pape François - © ERIC LALMAND - BELGA

Dominique Wolton s’est entretenu pendant plusieurs mois avec le pape François. Il en a tiré un livre d’entretiens " Pape François, Rencontres avec Dominique Wolton. Politique et société " aux éditions de L’Observatoire. Le chercheur, laïc, ne cache pas sa fascination " pour cet homme qui parle au monde. C’est un pasteur, un intellectuel et un politique. Il serait franciscain pour le social, dominicain pour l‘intellect et jésuite pour le politique".

"Le pape est naturellement dans la mondialisation", dit encore Dominique Wolton. "Il ne se déplace que dans les petits pays, traversés par la guerre civile. Il invite l’Europe à se réveiller (…) Il affirme que Jésus état un migrant. Ce qu’il dit dérange tellement l’ordre établi que les acteurs de l’ordre établi ne se précipite pas.  C’est un homme qui n’aime pas les riches et les puissants.  Il ne les courtise et il les choque par ses propos.

Quand on lui demande quelle est son arme, le pape répond : ce sont les mots.  Son génie c’est de semer un style pour les 30 ans qui viennent. Il n’abandonne rien de la liturgie, mais il est plus heureux quand il rencontre des gens dans les favelas".

Dominique Wolton a aussi demandé au pape quels étaient, selon lui, les péchés les plus graves. " Il a répondu que tout ce qui était en dessous de la ceinture n’était pas grave (mais que si un prêtre vous pose plein de question sur la sexualité, il fallait l‘envoyer voir un psy). Pour le pape, l’hypocrisie et la rigidité d’esprit sont des péchés bien plus graves".

Dominique Wolton était interrogé par Eddy Caekelberghs dans Au bout du jour.

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