Le Maroc durcit le ton avec l'UE: "Nous refusons d'être le gendarme de l'immigration clandestine"

Mustapha El Khalfi en 2014.
Mustapha El Khalfi en 2014. - © FADEL SENNA - AFP

Le Maroc, par la voix du porte-parole de son gouvernement, affirme vouloir "durcir le ton" avec ses partenaires européens dans le domaine de l'immigration clandestine. Mustapha El Khalfi a affirmé ce jeudi 6 septembre que le royaume chérifien ne serait pas un "gendarme protégeant ses frontières". Le pays appelle à "une responsabilité partagée", selon les propos rassemblés par l'hebdomadaire marocain Tel Quel. 

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, la société civile, et porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi organisait ce jeudi 6 septembre à Rabat son habituel point avec la presse, à la suite du conseil du gouvernement. 

Le Maroc fait (déjà) le job

Au sujet de l’immigration clandestine et au rôle des pouvoirs publics marocains, Mustapha El Khalfi a insisté sur une "coordination conjointe" entre le Maroc et ses partenaires européens. "Le Maroc refuse d’être un gendarme en matière d’immigration", mais "il assumera sa responsabilité face aux réseaux d’immigration clandestine", a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a également rappelé les mesures déjà prises par le Maroc: "Le nombre total de rapatriés volontaires a atteint 1400 personnes en 2018 ", a-t-il précisé, ajoutant que "depuis 2004, 22.000 personnes ont bénéficié de ce processus". Mustapha El Khalfi a en outre expliqué que les opérations se déroulent sous la supervision de L’Organisation internationale des Migrations (OIM).

Mais il estime que "ce n’est pas seulement un problème [marocain](...)". 

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