Le mari de Ioulia Timochenko obtient l'asile en République tchèque

L'époux de l'ex-Premier ministre et opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir, a obtenu l'asile politique en République tchèque, a annoncé vendredi le ministre tchèque de l'Intérieur Jan Kubice.

"M. Timochenko a demandé au ministère de l'Intérieur l'asile politique il y a plusieurs mois et la demande a été acceptée aujourd'hui", a déclaré le ministre à la presse.

L'annonce de cette demande d'asile par M. Timochenko, un homme d'affaires de 51 ans, avait été révélée plus tôt dans la journée.

Il y a un an, Prague avait accordé l'asile à Bogdan Danilichine, ministre de l'Economie dans le gouvernement de Mme Timochenko, ce qui avait causé un conflit diplomatique entre les deux pays et mené à l'expulsion de deux diplomates tchèques d'Ukraine, sous accusation d'espionnage.

Incarcérée depuis août, Ioulia Timochenko a été condamnée à sept ans de prison en octobre pour avoir conclu, lorsqu'elle était Premier ministre, des accords sur le gaz avec la Russie considérés comme défavorables à son pays.

M. Timochenko, son époux depuis 1979, avait passé un an en prison entre 2000 et 2001 dans le cadre d'une enquête portant sur les activités d'une société dont il était l'un des dirigeants. Il avait finalement été relâché faute de preuves.

Malgré la carrière politique flamboyante de sa conjointe, cet homme a rarement fait d'apparitions en public et la nature de ses affaires reste opaque. En 2010, il a néanmoins assisté en grande partie au procès de sa femme, de même que leur fille unique Evguenia Carr, âgée de 31 ans.

Mme Carr, femme d'affaires également, n'a pas encore fait de demande d'asile, a indiqué un avocat de sa mère, sans pourtant l'exclure à l'avenir.

Incarcérée depuis août, Ioulia Timochenko a été condamnée à sept ans de prison en octobre pour avoir conclu, lorsqu'elle était Premier ministre, des accords sur le gaz avec la Russie considérés comme défavorables à son pays.

L'opposante, qui est également visée par une série d'autres enquêtes judiciaires, n'a eu de cesse de dénoncer ces poursuites, accusant le président Viktor Ianoukovitch -vainqueur de la présidentielle de 2010 face à elle- de chercher à se débarrasser de sa principale concurrente.

AFP
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