Le Mali au menu du Conseil de Sécurité de l'Onu, inquiet de la situation

Les islamistes tentent d'imposer leur loi dans plusieurs villes conquises.

Al Qaïda Maghreb, qu'on appelle AQMI, et deux groupes touareg islamistes se sont alliés à la rébellion touareg historique du MNLA pour conquérir toutes les villes du Nord du Mali, chose faite depuis ce week-end. Les islamistes veulent maintenant évincer le MNLA de plusieurs villes et y imposer leur propre loi. Selon plusieurs sources, ils ont pris le pouvoir à Tombouctou. C'est cette hégémonie sur toute la zone du Sahel, débordant des frontières de plusieurs pays, qui les intéresse.

Le MNLA, lui, veut l'autonomie du Nord du Mali et ne souhaite pas un régime islamiste. Les deux alliés de circonstance entrent donc en conflit.

Les réfugiés venus du Nord arrivent dans la capitale

A Bamako, des réfugiés arrivent du Nord et des villes se trouvant sur la route du Nord vers la capitale. On ne sait si, malgré leurs conflits internes, les diverses rébellions pousseront leur avantage jusqu'à la capitale.

En tout cas, la junte militaire qui a pris le pouvoir reste sourde aux injonctions des pays africains voisins de rentrer dans les casernes et de revenir à l'ordre constitutionnel antérieur.

La France a saisi le conseil de sécurité de l'ONU. A ce niveau, comme au niveau régional, on se demande comment intervenir pour, à la fois empêcher la partition du pays tout en faisant d'éventuelles concessions à la rébellion touareg autonomiste, lutter contre les islamistes et faire plier la junte à Bamako, un exercice difficile avec des forces d'intervention africaines pas prêtes et des forces d'intervention occidentales qu'on ne peut engager sur le terrain sous peine de soupçon néo-colonialiste.

Marc Molitor

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