Le journalisme en 2012: l'année de tous les dangers

Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun ont longtemps symbolisé le staut parfois délicat des journalistes de terrain.
Florence Aubenas et de son guide Hussein Hanoun ont longtemps symbolisé le staut parfois délicat des journalistes de terrain. - © AFP / FREDERICK FLORIN

Selon un rapport de la Fédération internationale des Journalistes. 121 professionnels de l'information ont été assassinés ou tués en reportage cette année. C'est en Syrie que le plus grand nombre de journalistes ont perdu la vie: 36 exactement.

Mais les journalistes ne meurent pas nécessairement en zones de guerre: ce sont la Somalie et le Pakistan qui complètent ce lugubre podium. Une tendance à épingler est que de plus en plus souvent, ce sont des journalistes travaillant dans leur propre pays qui sont victimes de violences.

Ernest Sagaga, responsable des Droits de l'homme à la Fédération Internationale des Journalistes peut en témoigner : Le journalisme est devenu une profession tellement dangereuse. De moins en moins de reporter étrangers sont envoyés dans des zones de conflits et c'est aussi un manque. Des talents ne sont plus là et, en même temps, les agences de presse internationales préfèrent faire appel aux locaux qui n'ont toujours pas de protection et n'ont même pas suivi de formation à la sécurité. La situation est donc en train de s'envenimer.

C'est pour cela que nous disons qu'il faut absolument mettre fin à l'impunité et à la violence pour justement permettre à nos collègues étrangers aussi bien que locaux de travailler en toute sécurité. "

Damien Roulette

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