Le "jour de l'investiture" américaine: une riche histoire

On l'appelle Inauguration Day en anglais, le Jour d'investiture en français : c'est le jour aux Etats-Unis où le président élu prête serment et prend ses fonctions comme président. Le vice-président élu prête également serment et entre en fonction ce jour-là. Pour Donald Trump ce sera donc ce vendredi 20 janvier à midi, comme le veut la constitution. Le dernier Inauguration Day s'était déroulé le 21 janvier 2013 avec Barack Obama, car le 20 tombait un dimanche.

Avant lui, les Washington, Lincoln, Roosevelt, Eisenhower, Kennedy, Nixon, Carter, Reagan et autres sont passés par là au cours d'une longue histoire retracée par Jim Bendat dans cette vidéo riche en archives.

Le texte du serment prononcé par le président est le suivant : "I do solemnly swear that I will faithfully execute the office of President of the United States, and will to the best of my ability, preserve, protect, and defend the Constitution of the United States", soit "Je jure solennellement que j'exécuterai loyalement la charge de président des États-Unis et que du mieux de mes capacités, je préserverai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis".

Lors de sa première investiture en 2009, Barack Obama répète un texte plutôt mal lu par le Chief of Justice, le président de la Cour suprême, et recommencera sans faute le soir en privé... Vu qu'en 2013, Obama avait prêté une fois serment en privé le 20 janvier et une autre fois en public le 21, il aura prononcé quatre fois ce serment, autant que Franklin D. Roosevelt (quatre fois élu)...

Bible ou pas?

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George Washington © Reuters

Lors de la toute première investiture, George Washington aurait selon la légende ajouté les mots suivants "So help me God" ("Que Dieu me vienne en aide") mais il n'existe pas de preuve de ce rajout qui par contre a été repris par certains autres présidents, et par tous depuis Franklin D. Roosevelt.

Aucun texte ne prescrit en outre l'usage d'une Bible au cours de la cérémonie, c'est juste une tradition, parfois altérée : Theodore Roosevelt n'en avait pas à sa disposition, Lyndon Johnson a utilisé un missel.

Petite phrase

"Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country" ("Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays") : John F. Kennedy fait partie de ces présidents dont les discours resteront dans toutes les mémoires grâce à l'une ou l'autre phrase choc, comme Roosevelt avec son "The only thing we have to fear is fear itself" ("La seule chose que nous devons craindre est la crainte elle-même").

D'autres, de Clinton, Reagan, Johnson, etc. sont à découvrir dans ce top 10.

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