Le Japon divisé à propos du futur de ses réacteurs nucléaires

Des réacteurs nucléaires arrêtés ... de manière provisoire ?
Des réacteurs nucléaires arrêtés ... de manière provisoire ? - © AFP

Ce samedi matin, les techniciens doivent arrêter le dernier réacteur nucléaire en service au Japon. Un arrêt provisoire pour une maintenance de trois mois comme beaucoup d'autres parmi les 54 réacteurs du parc japonais aujourd'hui complètement à l'arrêt. Mais le provisoire risque de se prolonger dans un pays divisé sur son futur après la catastrophe de Fukushima.

Avant l'accident, les 54 réacteurs japonais produisait 30% de l'électricité du pays. Aujourd'hui, les quatre réacteurs de Fukushima sont définitivement arrêtés, douze réacteurs ont été arrêtés immédiatement au moment du tremblent de terre. Tous les autres ont été arrêtés progressivement pour maintenance mais n'ont pas redémarré. 

Car entre temps, de nouvelles conditions de sécurité et de nouveaux tests ont été imposés avant tout redémarrage.
 
Le gouvernement, appuyé par l'Agence internationale de l'énergie atomique et par les compagnies d'électricité, estime que plusieurs réacteurs ont déjà passé ces tests avec succès et veut les relancer. Mais les populations de nombreuses régions concernées et les autorités locales, gouverneurs de régions ou maires ne sont pas d'accord. Le conflit est de plus en plus aigu entre les régions et le gouvernement national. Toru Hashimoto, le maire d'Osaka, 2,7 millions habitants, refuse le redémarrage de la centrale proche de la ville par laquelle le gouvernement national du premier ministre Yoshihiko Noda voudrait commencer la relance du nucléaire japonais. Appuyé par des associations, des scientifiques et de nombreux autres maires et gouverneurs, il estime inacceptable ce redémarrage alors que les recherches sur l'origine de l'accident de Fukushima ne sont pas achevées.
 
En outre les réformes promises du contrôle du secteur nucléaire japonais, où règne la plus grande collusion d'intérêt, n'a pas encore trouvé un début de commencement. 
 
Marc Molitor
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