Bahreïn: un Grand-Prix controversé dans un pays sous tensions

Une course controversée dans un pays sous tensions
Une course controversée dans un pays sous tensions - © AFP

Le Grand Prix de F1 de Bahreïn, dans le Golfe, se tient ce dimanche. Une course controversée, puisqu'elle se passe dans un pays sous tensions. Ce samedi encore, des affrontements ont éclaté entre manifestants et policiers. En 2011, la course avait dû être annulée, en raison des manifestations de l'opposition. Depuis lors, la majorité chiite continue à revendiquer ses droits.

Bahreïn, c'est le royaume du printemps arabe inabouti. Depuis plus de deux ans, la mjorité chiite réclame que la monarchie sunnite lui cède une part de son pouvoir absolu. Sans succès. Alors, le Grand Prix de Formule Un, c'est l'occasion révée pour se faire entendre du monde entier, alors que le régime veut en faire une opération de relations publiques.
 
Comme lors des autres révolutions arabes, les activistes utilisent beaucoup les réseaux sociaux pour diffuser leurs revendications... ou leurs exploits, comme ces manifestations ou ces affrontements avec les forces de l'ordre.
 
Le pouvoir réagit multipliant les arrestations. Un simple Tweet considéré comme offensant à l'égard du roi a déjà mené plusieurs opposants en prison. Et la sanction du crime de lèse-majesté va encore être durcie. Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique explique qu'une nouvelle disposition du code pénal pourrait condamner jusqu'à 5 ans de prison des propos qui remettraient en question le roi. "Il est évident que des mesures cosmétiques ont été prises, beaucoup de relations publiques avec le monde extérieur par le pouvoir. Mais d'autre part, il y a des mesures plus dures de répression possible de l'opposition".
 
Pour les manifestants chiites, le Grand Prix aurait du être tout simplement annulé, comme en 2011.
 
Daniel Fontaine
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