Le gouvernement grec "ne permettra pas aux nazis de miner la démocratie"

Manifestations en Grèce après le meurtre d'un militant anti-fasciste
Manifestations en Grèce après le meurtre d'un militant anti-fasciste - © ARIS MESSINIS - IMAGEGLOBE

La Grèce ne tolèrera pas que le parti néo-nazi Aube dorée, dont un membre présumé est accusé du meurtre d'un musicien antifasciste, "mine la vie sociale et la démocratie", a indiqué jeudi le Premier ministre grec Antonis Samaras.

"Le gouvernement est déterminé à ne pas permettre aux descendants des nazis d'empoisonner la vie sociale, de commettre des crimes, de provoquer et de miner les fondements du pays qui a fait naître la démocratie", a dit Antonis Samaras dans un message télévisé.

Le meurtre, dans la nuit de mardi à mercredi, de Pavlos Fyssas, un musicien antifasciste, par un militant présumé du parti néo-nazi Aube dorée a provoqué un choc dans le pays, occupant jeudi tous les titres de la presse, partagée entre consternation, révolte et appels au sursaut à l'adresse du gouvernement.

Pavlos Fyssas a été tué dans la nuit de mardi à mercredi à coups de stylet lors d'une rixe dans un café à Keratsini, banlieue ouest près du port du Pirée, par un homme de 45 ans qui a été arrêté sur le coup par la police avant d'être placé en garde à vue.

La Grèce a été à plusieurs reprises accusée par des organisations internationales et européennes de faire preuve d'indulgence vis-à-vis de ce parti à l'idéologie xénophobe et antisémite qui, depuis son irruption au parlement en juin 2012, n'a cessé de multiplier les attaques contre des hommes politiques de gauche et des immigrés.

Belga

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