Le gouvernement colombien et les Farc reprennent leurs discussions de paix à Cuba

Photographie diffusée par le gouvernement colombien d'une réunion de négociation entre sa délégation (à d) et celle des Farc, le 5 mars 2015 à La Havane,
Photographie diffusée par le gouvernement colombien d'une réunion de négociation entre sa délégation (à d) et celle des Farc, le 5 mars 2015 à La Havane, - © Omar Nieto

Les délégations du gouvernement colombien et de la guérilla des Farc ont repris lundi leurs négociations de paix à La Havane, après plusieurs jours de tension en raison d'une opération militaire ayant tué 26 rebelles, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Sans aucun doute, les événements affligeants survenus (la semaine dernière) sont un pas en arrière dans les progrès accomplis jusqu'à maintenant à la table du dialogue à La Havane", a déclaré le dirigeant guérillero Pablo Catatumbo, à la reprise de ces négociations, organisées depuis novembre 2012.

"On ne peut prétendre qu'à travers la pression militaire ou les menaces il soit possible de faire plier notre volonté de lutte. C'est le mauvais chemin et il est évident qu'on ne parviendra pas à la paix en faisant monter d'un cran le conflit", a-t-il ajouté.

Les pourparlers de paix avaient été reportés vendredi d'"un commun accord" jusqu'à lundi, avait indiqué une source proche de la délégation des autorités colombiennes, après un regain de tension entre les deux parties, provoqué par un bombardement de l'armée ayant tué 26 guérilleros dans le département du Cauca (sud-ouest).

La rébellion a répliqué en suspendant la trêve unilatérale qu'elle observait depuis six mois.

Le président colombien Juan Manuel Santos, qui exclut tout armistice avant un accord de paix définitif, avait ordonné mi-avril la reprise des bombardements contre les rebelles en représailles à une embuscade qui avait coûté la vie à onze militaires.

Fondées en 1964 dans la foulée d'une insurrection paysanne, les Farc comptent encore selon les autorités près de 8000 combattants, essentiellement repliées dans les régions rurales.


AFP

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