Le gouvernement brésilien promet de réduire la déforestation de l'Amazonie

Le gouvernement brésilien promet de réduire la déforestation de l'Amazonie
Le gouvernement brésilien promet de réduire la déforestation de l'Amazonie - © Tous droits réservés

Le gouvernement brésilien s'est engagé mercredi à réduire "au minimum acceptable" la déforestation et les incendies en Amazonie, en réponse aux critiques venues de l'intérieur et de l'extérieur du pays depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro.

"Nous allons tenter de réduire au minimum acceptable la déforestation et les incendies, pour démontrer à la communauté internationale et à la société brésilienne notre engagement", a promis le vice-président Hamilton Mourao.

Mais, a précisé le général qui dirige le Conseil national de l'Amazonie créé en janvier, "il est clair que la déforestation zéro et le développement économique ne s'excluent pas l'un l'autre".

Le vice-président, qui s'exprimait après avoir dirigé une réunion de ce conseil interministériel, a insisté sur "le ferme engagement" du gouvernement vis-à-vis de "la préservation et du développement" de l'Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde dont 60% se situe en territoire brésilien.

Il n'a toutefois fourni aucune précision sur les moyens que Brasilia mettrait en oeuvre.


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La déforestation de l'Amazonie brésilienne a atteint un record avec une accélération de 25% au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2019.

Elle a touché 3.069 km2, le chiffre le plus élevé depuis la compilation de ces données en 2015, selon l'Institut National des recherches spatiales (INPE).

Le mois de juin, qui marque le début de la saison sèche, a été le pire en 13 ans également pour les incendies de forêt, avec 2.248 foyers recensés, une hausse de 19,5% par rapport à juin 2019.

En mai, le gouvernement avait envoyé l'armée en Amazonie pour lutter contre les incendies qui la ravagent à chaque saison sèche.

La politique de Bolsonaro au coeur des critiques

La politique du président Jair Bolsonaro, arrivé au pouvoir en janvier 2019, est au coeur des critiques des défenseurs de l'Amazonie.

Le chef de l'Etat, qui n'a jamais affiché de préoccupation pour l'environnement, a indiqué à plusieurs reprises qu'il comptait ouvrir les territoires indigènes et des réserves naturelles protégées aux activités minières ou agricoles -- celles qui favorisent le plus le déboisement.

Il a attribué les critiques aux ONG "mondialistes" et à la volonté supposée de certains pays d'entraver le développement économique du Brésil, tout en menaçant sa souveraineté.

Mais ces derniers mois, les questions environnementales ont pris plus de place, notamment dans les discussions du Brésil avec les acteurs économiques.


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A la fin juin, des fonds d'investissement d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Sud qui administrent quelque 4 milliards de dollars d'actifs avaient menacé de retirer leurs investissements au Brésil si le gouvernement ne parvenait pas à contenir la destruction de la forêt amazonienne.

"Ils veulent voir des résultats, une réduction de la déforestation", avait déclaré le vice-président jeudi dernier, après une visioconférence avec les investisseurs.

Les grands exportateurs brésiliens, préoccupés par la mauvaise image du Brésil en terme d'environnement, ont également exprimé leur préoccupation.

Et ce mercredi, ce sont 17 anciens ministres brésiliens de l'Economie et d'anciens présidents de la Banque centrale qui ont demandé un changement de politique.

Une autoroute à travers l'Amazonie, sujet de notre journal télévisé du 14 décembre 2019:

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