Le domicile, le cabinet d'avocats et les bureaux de Sarkozy perquisitionnés

Le domicile, le cabinet d'avocats et les bureaux de Nicolas Sarkozy perquisitionnés
Le domicile, le cabinet d'avocats et les bureaux de Nicolas Sarkozy perquisitionnés - © AFP

Trois perquisitions ont eu lieu chez Nicolas Sarkozy ce mardi matin dans le cadre de l'affaire Bettencourt, annonce Le Monde: à la villa Montmorency de Carla Bruni, dans son cabinet d'avocats et ses nouveaux locaux de la rue de Miromesnil à Paris.

Les policiers de la brigade financière et le juge d'instruction Jean-Michel Gentil se sont rendus à trois adresses à Paris ce mardi matin pour des perquisitions: au domicile de Carla Bruni Sarkozy, Villa Montmorency dans le 16ème arrondissement, au cabinet d'avocats Arnaud, Claude et associés, au 53 boulevard Malesherbes (17ème) et dans lequel l'ancien président français détient des parts, et enfin dans les nouveaux locaux de fonction mis à sa disposition en tant qu'ancien chef de l'Etat, au 27 rue de Miromesnil.

Le juge Jean-Michel Gentil mène l'enquête sur d'éventuelles remises de fonds par Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy, notamment lors de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy est mis en cause par un témoignage pour avoir reçu 150 000 euros via Eric Woerth, qui était sont trésorier de la campagne présidentielle. 

D'autres témoignages font état de visites, pendant la campagne de 2007 chez les Bettencourt, dans le but de recevoir de l'argent en liquide.

Nicolas Sarkozy est parti lundi en famille au Canada, selon son avocat, Me Thierry Herzog.

"Perquisitions inutiles"

"Ces perquisitions, alors qu'avaient été envoyés à ce magistrat, depuis quinze jours, tous les éléments nécessaires, se révèleront être, ce qu'on peut en attendre, des actes inutiles", a déclaré Me Herzog.   

Les documents démontrent selon lui "l'impossibilité absolue de prétendus 'rendez-vous secrets' avec Mme Liliane Bettencourt", l'héritière du groupe L'Oréal, selon Me Herzog.   

Me Herzog précise avoir, dans ce courrier, informé le juge "que la totalité des déplacements et des lieux, où s'était rendu M. Nicolas Sarkozy durant l'année 2007, l'avait été sous le contrôle des fonctionnaires de police chargés d'assurer sa sécurité".   

Il explique avoir de nouveau écrit au magistrat mardi pour lui donner l'identité de ces policiers "afin qu'ils puissent certifier qu'il n'y a eu qu'un seul rendez-vous le 24 février 2007, à son domicile, avec M. André Bettencourt", époux défunt de Liliane Bettencourt.   

L'affaire Bettencourt, partie d'un différend familial entre la milliardaire et sa fille sur des soupçons d'abus de faiblesse, avait débordé sur le terrain politique et conduit au départ de l'ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, pour des soupçons de conflits d'intérêts et de financement illégal de campagnes électorales.

RTBF avec AFP

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