Le chef du Parlement vénézuélien venu rencontrer Macron, Merkel, Rajoy et May

Julio Borges, président du Parlement vénézuélien et opposant au président Nicolas Maduro, fait une déclaration aux médias, le 29 août 2017 à Caracas
Julio Borges, président du Parlement vénézuélien et opposant au président Nicolas Maduro, fait une déclaration aux médias, le 29 août 2017 à Caracas - © FEDERICO PARRA

Julio Borges, président du Parlement vénézuélien et opposant au président Nicolas Maduro est en Europe pour rencontrer plusieurs chefs d'État européens et ainsi discuter de la crise au Venezuela.

Au programme des rencontres: le président français Emmanuel Macron ce lundi, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy ce mardi, la chancelière allemande Angela Merkel mercredi et, finalement, la Première ministre britannique Theresa May.

Le communiqué de presse émis à Caracas ne précise pas quand le président du Parlement a quitté le Venezuela pour se rendre en Europe et dans quel pays il se trouve actuellement, mais il avait personnellement annoncé son départ samedi sur Twitter.

Critiques et virulente réplique de Caracas

Peu après, la militante Lilian Tintori, épouse de l'opposant historique Leopoldo Lopez, avait annoncé que les autorités de Caracas lui avaient confisqué son passeport pour l'empêcher de quitter le Venezuela et d'accompagner Borges en Europe.

"Il m'est interdit de quitter le pays. La dictature tente d'empêcher que nous fassions une importante tournée internationale", avait-elle alors déclaré sur le même réseau social.

Paris, Madrid et Londres avaient alors protesté contre l'interdiction de sortie du territoire infligée à Lilian Tintori. Plus tard, c'est Lima qui a mis en cause la mesure frappant la militante. Des soutiens qui ont suscité une virulente réplique de Caracas.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza avait accusé Macron d'appliquer "le scénario de l'extrême droite européenne contre le Venezuela" et avait condamné une "ingérence" de Rajoy et du ministre chilien des Affaires étrangères.

Lilian Tintori est accusée de corruption par les autorités vénézuéliennes depuis la découverte fin août dans une voiture lui appartenant d'une forte somme d'argent en liquide. Elle nie toute action illégale.

"Solution pacifique"

Julio Borges, qui préside la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition, a l'intention d'exposer aux dirigeants européens qu'il doit rencontrer "la nécessité d'ouvrir l'aide humanitaire au Venezuela et l'urgence de parvenir à une solution pacifique à la crise sociale et institutionnelle" que connaît le pays.

Le Venezuela vit une grave crise économique, politique et institutionnelle. Le président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire selon les sondages, vient d'être confronté pendant quatre mois à des manifestations en faveur de sa démission au cours desquelles au moins 125 personnes ont été tuées.

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