Le chef de l'ONU veut relancer l'enquête sur les armes chimiques en Syrie

Manifestation à Paris le 6 avril pour dénoncer l'usage d'armes chimiques en Syrie
Manifestation à Paris le 6 avril pour dénoncer l'usage d'armes chimiques en Syrie - © Lionel BONAVENTURE

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi le Conseil de sécurité à relancer les efforts pour punir les responsables d'attaques chimiques en Syrie après les veto russes en novembre sur la poursuite des enquêtes internationales.

L'usage d'armes chimiques dans ce conflit, qui déchire la Syrie depuis près de sept ans, "remet sérieusement en cause le tabou planétaire contre ces armes de destruction massive", s'est alarmé M. Guterres.

"Si l'usage d'armes chimiques en Syrie est à nouveau établi, la communauté internationale doit trouver une manière appropriée d'identifier les responsables et de leur demander des comptes", a-t-il ajouté.

A deux reprises en novembre, la Russie --alliée du président syrien Bachar al-Assad-- a fait usage de son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer le renouvellement du mandat d'experts internationaux chargés d'enquêter sur les armes chimiques en Syrie.

Un mois plus tôt, les enquêteurs du JIM, mission d'enquête conjointe créée en 2015 par l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), avaient conclu à la responsabilité du régime syrien. Ils avaient accusé l'armée de l'air d'avoir perpétré le 4 avril 2017 une attaque contre le village de Khan Cheikhoun ayant fait plus de 80 morts.

Moscou avait rejeté ces conclusions, reprochant aux experts de ne pas s'être rendus sur place et de s'être appuyés sur des témoins accusés d'avoir des liens avec l'opposition.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK