Le Burundi fait étalage de son unité et de la force militaire

Le petit Burundi a fait lundi étalage de son unité et de la force - relative- de son armée, à l'occasion des commémorations du 50ème de son indépendance, en faisant défiler de très nombreuses associations et mouvements ainsi que des unités militaires dont certaines s'apprêtent à se déployer en mission de maintien de la paix en Somalie.

Un interminable défilé de plus de quatre heures, auquel ont assisté de nombreux Burundais, mais aussi des hôtes étrangers, dont le couple princier belge, s'est terminé peu après 15h00 locales sur le boulevard de l'Indépendance à Bujumbura.

Ouvert par un largage de parachutistes - dont l'un a terminé sa descente dans un arbre en bordure de l'aire d'atterrissage prévue - il a vu se succéder des représentants de nombreuses composantes de la société burundaise, comme l'association des musulmans sunnites, avant de passer au volet militaire.

La Force de Défense nationale (FDN, l'armée nationale, qui a intégré d'anciens rebelles en vertu des accords de paix qui ont mené à une large pacification du pays), a fait défiler de nombreuses unités terrestres - dont plusieurs détachements de bataillons ayant été engagés ou se préparant à se déployer au sein de la force de l'Union africaine (Amisom) en Somalie.

Incident: un orgue de Staline accroche un câble de la télé

En dépit de sa petite taille, le Burundi a déjà envoyé six bataillons - soit quelque 6000 hommes, au prix de lourdes pertes (des dizaines de morts) depuis 2007 et des menaces de représailles du mouvement islamiste somalien des Shebabs.

Le défilé, émaillé par un petit incident, quand un lanceur de roquettes multiples (ou orgue de Staline) a accroché le câble télécommandant une caméra mobile de la Radio-télévision nationale burundaise (RTNB), sans faire le moindre blessé, s'est terminé par une démonstration aérienne de deux hélicoptères de combat Mi-24 ("Hind" dans la terminologie de l'Otan) d'origine soviétique, accompagnés par une "Gazelle" de construction française.

Didier Reynders: aider les populations

Au micro de la RTBF (écoutez ci contre le reportage de François Wallemacq), le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a tenu a dire son attachement aux populations d'Afrique centrale: "L'attachement de la Belgique est très fort. Nous souhaitons surtout aider la population. Ici au coeur de l'Afrique toutes les populations vivent dans des situations de pauvreté dramatiques. Si un pays comme la Belgique, premier partenaire au Congo, au Burundi, ne vient pas et ne reste pas dans la région, c'est abandonner les populations. Donc il faut être vigilant en matière de corruption, de violence, de démocratie. Mais on doit aussi être vigilant pour aider la population à tarvers des projets en matière de santé, d'éducation."

RTBF et Belga

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