Le bilan des attentats en Norvège grimpe à 93 morts

Le bilan de la tuerie et de l'attentat en Norvège est passé 93 morts
Le bilan de la tuerie et de l'attentat en Norvège est passé 93 morts - © AFP PHOTO / ODD ANDERSEN

Le double attentat perpétré vendredi en Norvège a fait au moins 93 morts, selon un nouveau bilan annoncé dimanche par la chaîne télévisée publique norvégienne NRK. L'un des blessés de la fusillade sur l'île d'Utoeya est en effet décédé à l'hôpital. Le père du suspect s'est dit "choqué" par les actes de son fils.

Anders Behring Breivik, l'auteur présumé du double attentat, a entre-temps reconnu les faits, mais il estime qu'il n'a rien fait de répréhensible, a expliqué dimanche son avocat. 
"Dans son esprit, il a le sentiment que ce qu'il a fait n'avait rien de répréhensible", a déclaré l'avocat, Geir Lippestad, sur NRK. Le même jour, la police d'Oslo a aussi indiqué qu'il reconnaissait les faits mais "pas sa responsabilité criminelle". Anders Behring Breivik a affirmé avoir agi seul dans un geste planifié de longue date.
La peine maximale est de 21 ans de prison en Norvège, ce qui a conduit certaines voix à se prononcer sur internet pour un rétablissement provisoire de la peine de mort.

Le père du tueur présumé se dit choqué

Le père du suspect des attaques d'Oslo a expliqué dimanche qu'il avait reçu "un choc" en découvrant la photo de son fils sur les journaux en ligne.

"Je lisais les nouvelles sur internet, et soudain j'ai vu son nom et sa photo. C'était un choc, je ne m'en remets toujours pas", a déclaré le retraité, qui vit en France dans une localité non identifiée, au journal norvégien Verdens Gang. "Je suis sous le choc, c'est absolument terrible d'entendre ça", ajoute le père du meurtrier présumé qui affirme tout ignorer des activités de son fils. 

Le père, divorcé de la mère du suspect au moment de la naissance du garçon, explique avoir perdu contact avec son fils depuis 1995, lorsque celui-ci avait 15 ou 16 ans. "Nous n'avons jamais habité ensemble, mais nous avions quelques contacts durant son enfance", explique le retraité norvégien. "Lorsqu'il était plus jeune, c'était un garçon ordinaire, mais renfermé. Il ne s'intéressait pas à la politique à cette époque."

Belga

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